Vie privée

13 février 2013 12:21; Act: 13.02.2013 12:21 Print

Riot, le Google espion de votre activité sociale

Une société américaine a fait la démonstration d'un moteur de recherche de cybersurveillance capable de prédire les comportements des internautes.

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Aussi simple à utiliser que le moteur de recherche de Google, Riot (Rapid Information Overlay Technology) est toutefois beaucoup plus effrayant. Conçu par Raytheon, une société américaine spécialisée dans les systèmes de défense, le logiciel est destiné à l'espionnage, comme on peut le voir dans une vidéo de présentation datant de 2010 qui vient d'être rendue publique par «The Guardian».

Ce qui y est montré peut faire froid dans le dos. En effet, en entrant le nom d'une personne sur le moteur de recherche, le logiciel récupère une grande quantité d'informations laissées sur les divers réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Gowalla ou Foursquare). Il est ainsi possible d'obtenir un aperçu complet de la vie et des activités d'un individu, tels que ses relations ou les lieux qu'il fréquente géolocalisés sur une carte, grâce aux check-in ou aux données de localisation intégrées aux photos prises à l'aide de son smartphone.

Nick est à la salle de gym, le lundi, à 6h du matin

L'analyse de la fréquence des déplacements permet par ailleurs à l'outil de cyberespionnage de prédire les comportements des individus. Ainsi, en prenant l'exemple d'un employé de Raytheon qui a pour habitude de soigner son physique, le démonstrateur Brian Urch explique: «Si jamais vous avez envie de mettre la main sur Nick ou sur son ordinateur portable, vous pouvez vous rendre à la salle de gym, le lundi, à 6h du matin».

Raytheon assure que son logiciel n'a pas été vendu à des clients. La société admet néanmoins que la technologie a été «partagée avec le gouvernement américain et l'industrie dans le cadre d'un effort conjoint de recherche et de développement, en 2010, pour aider à constituer un système de sécurité nationale capable d'analyser des 'milliards d'entités' dans le cyberespace», explique «The Guardian».

(man)