Christophe Maé

20 mars 2017 19:15; Act: 20.03.2017 19:16 Print

«Je veux me renouveler avec de la modernité»

par Fabien Eckert - Christophe Maé a donné quatre concerts au Zénith de Paris avant de débarquer à l'Arena à Genève, jeudi 23 et vendredi 24 mars 2017. Rencontre

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Un tableau proposé pendant le concert de Christophe Maé se joue dans un saloon. (Photo: AFP)

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Dire que le Français de 41 ans était à bloc avant sa série parisienne est presque un euphémisme. Durant les balances avant son 1er live jeudi au Zénith de Paris, Christophe Maé avait l'oeil sur tout: les lumières, le placement des choristes, les musiciens. Il a dit une bonne trentaine de fois «On se la refait». A l'interview, le chanteur était toutefois détendu.

Comment vous sentez-vous peu avant votre live?
Je suis au taquet, mais pas serein. Je ne le suis jamais même si tout est calé dans ce show. Dès le début, on fait une entrée digne des «Douze salopards» avec un décor de canyon grâce au mapping. La 1re demi-heure, on est plongé dans l'Ouest américain.

C'est presque du théâtre.
Oui, du théâtre musical. Ensuite, il y a deux autres tableaux. Le 2e, je joue les titres que les gens connaissent au milieu du public. C'est intimiste. La 3e partie, je suis au bord de la plage en Californie. C'est un peu le délire «Las Vegas Parano» avec des morceaux up-tempo.

Vous étiez pointilleux durant vos balances. Pourquoi?
Il n'y a jamais de hasard. Je dis toujours que je ne détiens pas la vérité, mais c'est ma vérité qui compte. Je sais qu'à tel moment je vais sauter et que j'aurai alors besoin de telle lumière sur moi. Ces détails se peaufinent au quotidien. De plus, là pour mes dates parisiennes, j'ai invité une chorale gospel avec moi. Il fallait donc répéter.

Le mapping est une idée nouvelle chez vous. D'où vient-elle?
Je voulais me renouveler en mettant un pied dans cette modernité. Je n'avais pas envie de mettre deux rochers en plastique pour donner l'illusion d'un canyon. Ça n'a pas que de bons côtés. Ça fige les chansons, tout est séquencé. C'est pour ça que j'utilise le mapping au début et à la toute fin du show. Ça me permet ainsi d'improviser.

Christophe Maé
Jeudi 23 et vendredi 24 mars 2017, Arena, Genève. Infos et billets: www.livemusic.ch