Célien Schneider

26 février 2013 15:26; Act: 27.02.2013 16:44 Print

«Mon album? Jamais joyeux, jamais triste»

par Fabien Eckert - Célien Schneider, 27 ans, publiera vendredi 1er mars 2013 son premier album, «Come Rain or Shine». Le Sédunois présente son univers entre pop et folk.

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Célien Schneider, comment êtes-vous venu à la musique?
J’ai baigné dedans depuis tout petit. Mon grand-père était musicien. J’ai fait du piano classique jusqu’à 15 ans. J’ai ensuite arrêté pour faire du théâtre. En parallèle, j’ai aussi commencé à écrire mes compos.

Gamin, qu’est-ce que vous écoutiez?
La musique de mes parents. Les Beatles ou Bob Dylan. Ensuite, ado, c’était Coldplay, Muse, Radiohead. Beaucoup de groupes anglo-saxons.

Est-ce juste de dire que votre musique est inspirée par la brit-pop?
Oui, je pense. Surtout les balades, «bitter-sweet», comme j’aime à les appeler. C’est jamais totalement joyeux sans être totalement triste.

Vous êtes Valaisan et avez signé sur une major en France. Comment êtes-vous parvenu à réussir ce tour de force?
C’est un coup de chance. Ça faisait des années que je composais. Donc, quand j’ai signé, j’arrivais avec un univers, des chansons et des textes déjà terminés. Il faut savoir que je suis pas parti à Paris pour la musique mais pour mes études. De fil en aiguille, la musique a commencé à prendre de plus en plus de place dans ma vie. J’avais toujours ce rêve qui traînait au fond de ma tête de pouvoir vivre un jour de ma passion.

Concrètement comment ça s’est fait?
Je jouais mes morceaux devant des potes. Ils n’arrêtaient pas de me pousser à aller démarcher les labels. Je leur répondais que je n’avais aucune idée de comment faire. Jusqu’au jour où un de mes amis a fait écouter mes maquettes à quelqu’un qui bossait dans la musique. Cette personne, qui est devenue mon manager, m’a payé mon 1er studio. J’ai enregistré une démo six titres. Il est allé voir la major avec ces morceaux. La maison de disques a tout de suite voulu me signer. Ça a été très rapide.

La signature s’est faite rapidement. Par contre, vous avez mis plus d’une année et demie à publier ce disque...
Le single «Jupiter» est sorti au printemps 2011. J’étais un artiste dans le sens que je composais les chansons. Mais pour le reste je n’y connaissais rien. J’ai donc fait des scènes. J’ai aussi signé en édition à Londres avec le mec qui a découvert Amy Winehouse ou Lana del Rey. Grâce à lui, j’ai pu retravailler mes chansons avec d’autres personnes. Je voulais produire le meilleur album que je puisse faire. Je voulais utiliser toutes les cartes que j’avais en main.

Soulagé par cette sortie?
Oui. Heureux surtout de pouvoir faire enfin découvrir cet objet sur lequel j’ai tellement travaillé.

Votre musique, tantôt triste tantôt joyeuse, est-elle le reflet de votre personnalité?
Oui, je pense. En général, je suis plutôt joyeux. J’aime la vie, les amis, la fête. Mais il y a toujours un côté en moi très mélancolique.

Comment définir son style?
C’est de la pop. Mais j’ai insisté en studio pour donner une dimension folk à mes titres. Ça me tenait à cœur.

En vous sent assez attaché à la culture britannique. D’ailleurs vous avez tourné le clip «A Better Lie» à Londres et près de Brighton...
Oui, c’était un clin d’œil à la brit-pop. En plus, ce morceau sonne très Beatles. C’est une balade assez punchy.
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Célien Schneider - A Better Lie

«O’Sailor» détonne avec des sonorités un peu plus électroniques...
On a eu envie de s’amuser en studio. Je voulais un truc très pêchu et joyeux. Le titre fonctionne très bien sur scène. J’aime bien varier mes styles.

Autre morceau, autre ambiance avec «Roselyn». Pourquoi consacrer une chanson à la Suisse?
J’étais à Paris. Ça faisait quelques temps que je n’étais plus rentré dans mon beau Valais. J’avais le mal du pays. Je me suis mis au piano et j’ai fait des accords en m’inspirant de ce blues. Et, comme tous les chanteurs folk ont une chanson avec un nom de femme, je me suis dit que je voulais aussi en faire une. Le prénom «Roselyn» fait un peu grand-maman. Ça me rappelait donc la famille restée au pays.

D’ailleurs, il est où l’accent valaisan. Il a complètement disparu...
Je l’ai jamais eu! (rires) Malgré le fait d’être né à Sion. Je vous avoue quand même que quand je fais un long séjour en Suisse j'ai tendance à le prendre.
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Interview - 2e partie

Pourquoi avoir choisi une photo du Cervin dans votre livret?
Pour les Suisses, c’est vrai que c’est un clin d’œil très touristique. Après, tout s’est passé en France pour moi. Je voulais donc apporter un peu de mon pays dans l’hexagone. Et puis, c’est une fierté pour moi d’être Suisse. J’avais également envie de donner une touche kitsch et second degré pour contre balancer la photo de la pochette qui est assez sérieuse.

Pour vous, le texte vient décorer la mélodie. Est-ce à dire que les paroles sont secondaires?
Quelque part oui même si je ne néglige absolument pas les paroles. Je prends beaucoup de temps à les écrire. Mais quand je compose, la mélodie me vient d’abord. C’est aussi pour ça que mes chansons sont en anglais. Cette langue va particulièrement bien avec mes compos.

Vous êtes suisse, vous êtes en train de percer en France, vous chantez en anglais et vous êtes joli garçon. Forcément on va vous comparer avec Bastian Baker...
Je prends la comparaison avec le sourire. C’est assez flatteur, c’est plutôt joli ce qu’il fait. On est deux personnes complètement différentes. Je pense qu’on nous compare surtout sur une question d’image. Après, je pense aussi avoir ma légitimité. J’arrive avec quelque chose à montrer. En France, les comparaisons sont légion. Du coup, je prends ça avec beaucoup de légèreté.

En France, on vous compare à qui?
J’ai souvent entendu James Blunt ou que ma musique sonne un peu comme les Beatles. C’est cool parce que c’est les influences que j’ai voulu faire ressortir.

RTL, Europe 1, NRJ, les radios françaises vous font les yeux doux. C’est quoi votre secret?
Je n’ai aucune idée! C’est extrêmement flatteur. C’est toujours super de voir qu’on est soutenu par RTL qui est la 1re radio de France.

Comment fait-on pour pas prendre le melon?
J’ai toujours été quelqu’un de simple. Je suis pas différent d’avant. Je pense que j’aurai des baffes de mon entourage, de papa, maman et mes potes, si je devais prendre la grosse tête. Ils me laisseront pas devenir une horrible diva (rires).

Vous allez prochainement vous produire au Caprices festival...
Ce sera à la maison! Je me réjouis. Je connais bien le festival pour y être allé souvent. La famille dans la salle? C’est rassurant de voir des têtes connues.

Quel est votre rapport à la scène?
J’ai eu le temps de m’y acclimater que ce soit en première partie ou lors de mes propres concerts. Après, on apprend tous les jours à faire de la scène. On a jamais fini. Je m’amuse beaucoup en live. Mais j’ai à chaque fois énormément de trac avant de commencer.
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Interview - 3e partie

A quoi ressemblera votre live?
Ce sera pas comme l’album. On sera quatre sur scène: un batteur, un guitariste, un bassiste et moi aux claviers. Je pense que ce sera plus pêchu que le disque. C’est en tout cas l’impression que ça nous a laissé après les dernières répétitions.

Vous allez profiter de votre séjour à la montagne pour chausser les skis?
Bien sûr! Mes parents étaient profs de ski à ma naissance. Je suis donc presque né avec des skis aux pieds!