Jetlakes

25 mai 2016 06:35; Act: 25.05.2016 06:35 Print

«Notre producteur nous avait envoyés balader»

par Fabien Eckert - Le combo de pop-rock Jetlakes a sorti son premier album, du même nom. Le groupe nous a reçu dans son studio genevois pour en parler.

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Jetlakes «Save Our Souls»

Le lieu ne paie pas de mine: dans l'arrière-cour d'un resto au bord d'une grande artère genevoise. C'est dans ce local de répétition, collé à un petit jardin, que Jetlakes a conçu son premier disque. Fait marquant: le groupe l'a réalisé avec le producteur Steve Forward, ponte de la musique.

Votre antre est cool avec un bar et un babyfoot en carton.
Oui, c'est toujours plus agréable de bosser dans ce cadre plutôt que sous terre dans un abri PC!

Quelle a été l'influence sur votre son de Forward, qui a collaboré avec Paul McCartney, Ray Charles ou Stevie Wonder?
Immense. Il nous a aidés à définir notre personnalité et à être plus directs dans les arrangements. Au départ, il nous avait envoyés balader. Nos démos n'étaient pas assez abouties. Un sacré coup de pied où tu penses, une grosse remise en question!

Vos titres sont tantôt pop, tantôt rock. Vous n'arrivez pas à choisir entre les deux?
Non (rires). C'est un parti pris pour contenter tout le monde avec le reflet de nos influences. C'est aussi une manière de surprendre l'auditeur avec des titres qui ne se ressemblent pas entre eux.

Votre disque est dehors. Quels sont vos objectifs?
Steve, encore lui, nous a toujours dit qu'il fallait garder les pieds sur terre. On prend donc les choses comme elles viennent. Est-ce qu'un single cartonnera en radio? Est-ce que l'album sera disque d'or? Aucune idée. On n'a aucune maîtrise là-dessus. Les dés sont jetés.

Votre réaction quand vous avez su que vous ouvririez pour Mika, le 1er juin 2016, à l'Arena?
Ça nous a retournés. C'est un honneur autant qu'un challenge. C'est le producteur du concert, Opus One, qui nous a choisis.

Jetlakes nous a ouvert les portes de son local de répétition.