Démission de Berlusconi

09 novembre 2011 09:33; Act: 09.11.2011 10:09 Print

«Je ne me représenterai pas»«Je ne me représenterai pas»

Le chef du gouvernement italien, dont la démission prochaine a été annoncée dans la soirée de mardi, déclare qu'il ne se représentera pas en cas d'élections anticipées.

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Silvio Berlusconi (au centre), est né le 29 septembre 1936. Il est l'ainé de Luigi Berlusconi et Rosa Bossi. En 1954, Berlusconi obtient le certificat de fin d'études à Milan. En 1961, il est diplômé en droit à l'Université de Milan. Avec sa thèse de diplôme, il a remporté un prix de plus de 2 millions de lires remis par l'agence de publicité Manzoni. Après une courte expérience de courtier dans l'immobilier, Berlusconi fonde en 1961 avec le constructeur de Pietro Canali sa première entreprise, la Cantieri Riuniti Milanesi Srl. En 1978, il rejoint la Propaganda Due (P2), à l'origine une loge maçonnique, qui a été accusée dans les années 1970 de préparer un complot contre des hommes politiques de l'époque. En 1985, Berlusconi et sa première femme Carla Dall'Oglio divorcent. En 1990, nouveau mariage avec l'actrice Veronica Lario. Ils auront trois enfants. En mai 2009 Lario a demandé le divorce. Entre 1963 et 1978, Silvio Berlusconi a fondé plusieurs compagnies de construction - certaines ayant des investisseurs suisses. En 1982, il achète les chaînes de télévision Italia 1 et Rete 4 en 1984. C'est le début de la fondation de Mediaset, le groupe de médias du groupe Berlusconi Fininvest, les principaux opposants de la RAI. Depuis 1986, Berlusconi est le propriétaire du Milan AC. En 2004, une loi régissant les conflits d'intérêt l'a obligé à démissionner de la présidence du club. Malgré sa proximité avec le chef de l'Italiano Partito Socialista, et le Premier ministre Bettino Craxi, qui l'ont soutenu dans la construction de son empire médiatique, Berlusconi n'est pas engagé politiquement à cette époque. Ce n'est qu'en 1993 qu'il crée le mouvement Forza Italia, un parti qui cherche avant tout à rassembler les électeurs du centre et de centre-droit. La campagne électorale est coûteuse, mais Berlusconi utilise son pouvoir médiatique. Les élections législatives de 1994 ont été un énorme succès de Forza Italia. Après l'élection, Berlusconi a formé un gouvernement avec l'Alliance nationale de Gianfranco Fini et Umberto Bossi de la Ligue du Nord. Dès la fin de l'année Bossi quitte le gouvernement et Berlusconi se retrouve minoritaire. Silvio Berlusconi a été et est impliqué dans de nombreuses procédures judiciaires pour corruption, fraude fiscale ou comptabilité frauduleuse. Certains estiment qu'il s'est lancé en politique pour éviter la prison. En 2001, Berlusconi remporte les élections pour la deuxième fois, encore grâce à son pouvoir médiatique. Avant les élections d'avril 2006, les associations du patronat italien ont critiqué la politique d'ouverture économique des cinq dernières années qui avaient conduit à une croissance quasi-nulle. Berlusconi perd les élections contre la coalition de gauche menée par Romano Prodi. Fin Novembre 2006, Silvio Berlusconi, s'effondre lors d'un discours. L'incident a eu lieu à Montecatini Terme en Toscane, lors d'un congrès des jeunes de son parti. En Février 2008, Silvio Berlusconi connaît un drame personnel, «Mamma Rosa», sa mère, meurt à Milan à l'âge de 97 ans. Peu après sa soeur, Maria Antonietta, décède à son tour. Lors des élections législatives d'avril 2008 Berlusconi forme une alliance de centre-droit avec le Popolo della Libertà, la Lega Nord et le Movimento per l'Autonomia. L'alliance obtient une large majorité à la Chambre et au Sénat. Le 8 mai, Silvio Berlusconi retourne pour la troisième fois en 14 ans, dans le Bureau du Premier ministre. Mi-Décembre 2009, nouvel incident: Le premier ministre est agressé en plein centre de Milan par un homme avec un objet dur - une réplique de la cathédrale de Milan -. En tant que Premier ministre, Belusconi contrôle à moitié la RAI, télévision publique italienne, mais aussi concurrente de son entreprise: Mediaset. En avril 2010, il se brouille avec son ancien allié Gianfranco Fini. le 14 décembre, malgré une motion de défiance à son encontre, le Parlement lui renouvelle sa confiance. Le 12 novembre 2011, Silvio Berlusconi a annoncé sa démission. Son départ a fait le bonheur de nombreux manifestants, qui ont hué l'ex-chef du gouvernement.

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«Je ne me représenterai pas, et même, je me sens libéré», affirme le Cavaliere dans la «Stampa», 75 ans, ajoutant qu'il souhaite remettre le flambeau à son dauphin, Angelino Alfano à qui il a déjà confié les rênes de son parti comme secrétaire général du Peuple de la Liberté (PDL, centre-droit).

«Maintenant c'est l'heure d'Alfano, ce sera lui notre candidat, il est vraiment bon, plus qu'on ne pourrait le penser et son leadership a été acccepté par tous», explique-t-il.

«Avant, nous devons donner des réponses immédiates aux marchés. Nous ne pouvons plus attendre pour approuver les mesures décidées, je me suis engagé auprès de l'Europe et avant de partir, je veux tenir ma promesse», explique-t-il.

«Mais je lance un appel à tous, majorité et opposition, pour que ces mesures passent au plus vite et ensuite je démissionnerai», poursuit le président du Conseil.

M. Berlusconi a remporté mardi un vote test à la Chambre des députés, mais a perdu la majorité absolue ce qui l'a contraint à annoncer sa démission dans la soirée. Il remettra son mandat dès que le parlement aura adopté des mesures budgétaires et économiques promises à l'Union européenne.

(afp)

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