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Italie
05 juillet 2010 16:34; Act: 05.07.2010 16:47 Print
Berlusconi fragilisé par un nouveau départ
Le président du Conseil italien Silvio Berlusconi a essuyé lundi un nouveau revers avec la démission de son ministre et allié Aldo Brancher, responsable du fédéralisme au gouvernement.
Le départ du ministre italien Aldo Brancher est dû au procès pour détournement de fonds dont il fait l'objet. Le départ de cet ancien cadre de la Fininvest, l'empire médiatique de M. Berlusconi, intervient à un moment délicat pour le président du Conseil, qui a pris dernièrement des mesures impopulaires.
Le ministre italien Aldo Brancher venait d'être nommé.(photo: Keystone)
«J'annonce ma décision irrévocable de démissionner de mon poste de ministre du gouvernement», a annoncé Aldo Brancher devant un tribunal milanais. Il a ajouté qu'il tenait à éviter que l'affaire soit «instrumentalisée» par l'opposition. Il avait été nommé il y a tout juste deux semaines.
Aldo Brancher était déjà en procès lorsqu'il a intégré, le 18 juin dernier, l'équipe gouvernementale pour superviser l'élargissement de l'autonomie des régions italiennes en matière de fiscalité, d'éducation et de services de santé.
Pots-de-vin
M. Brancher, proche de Silvio Berlusconi et de son allié Umberto Bossi, chef de la Ligue du Nord, était soupçonné par l'opposition d'avoir utilisé sa nomination comme ministre sans portefeuille pour éviter d'être jugé dans une affaire de pots-de-vin.
Selon le tribunal de Milan en charge de l'affaire, M. Brancher et son épouse auraient reçu de manière illégale entre 2001 et 2005 plus d'un million d'euros de la Banca Popolare Italiana (BPI) pour aider celle-ci, grâce à son réseau de relations, notamment à racheter Banca Antonveneta en faussant les règles du marché.
Pressions
Il avait demandé à bénéficier de l'immunité ministérielle, mais il avait dû y renoncer sous les pressions de la classe politique. L'opposition avait dénoncé une tentative de M. Berlusconi pour soustraire un ami à des poursuites judiciaires.
Silvio Berlusconi, dont la cote de popularité s'effondre dans les sondages, fait face au mécontentement provoqué par un plan d'austérité de 25 milliards d'euros et un projet de loi sur les écoutes téléphoniques que dénoncent même certains membres de son parti.
Dans un communiqué, le chef du gouvernement exprime son soutien à Aldo Brancher tout en disant accepter sa démission afin d'éviter une «controverse injuste». Ce départ fait suite à la démission, en mai, du ministre de l'Industrie Claudio Scajola en raison d'une affaire de contrat immobilier douteux.
Cette décision écarte aussi du gouvernement la menace d'un vote de confiance sur Aldo Brancher dont l'opposition avait réclamé la tenue pour jeudi.
(ats/afp)





















