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Italie
23 janvier 2010 16:32; Act: 18.03.2010 17:35 Print
Berlusconi risque un nouveau procès
Silvio Berlusconi risque un nouveau procès après la clôture d'une enquête sur l'achat de droits télévisés par Mediatrade-RTI, une firme de son empire, et ses partisans ont dénoncé samedi une attaque «médiatico-judiciaire» liée aux élections régionales prévues fin mars.
La fin des investigations menées depuis 2007 par le parquet de Milan (nord) a été notifiée à 12 personnes dont le chef du gouvernement italien.
Silvio Berlusconi ne semble pas en avoir fini avec la justice.(photo: Keystone/AP)
M. Berlusconi est suspecté d'abus de confiance tandis que son ami Fedele Confalonieri, président du groupe Mediaset (filiale de Fininvest, la holding de Berlusconi) et son fils Pier Silvio, vice-président du groupe, sont soupçonnés de fraude fiscale.
Vers un troisième procès
La notification d'enquête est normalement le prélude à une demande de jugement, ce qui signifie qu'un troisième procès pourrait s'ajouter à ceux pour fraude fiscale (droits télévisés Mediaset) et pour corruption de témoin (affaire Mills) déjà en cours contre Berlusconi, ont relevé samedi les principaux journaux.
Les 12 notifiés -- dont le producteur américain Frank Agrama et deux Hongkongais -- sont soupçonnés d'avoir «gonflé» le prix d'achat de droits de retransmission à la Paramount et d'autres «majors» et d'avoir constitué une caisse noire avec la différence.
Enquête dès 2007
L'enquête a démarré en 2007 après une perquisition chez RTI et la saisie de 100 millions de dollars sur les comptes suisses d'une société de Agrama ayant son siège à Hong Kong.
Mediaset dont Mediatrade-RTI fait partie, a rejeté tout soupçon, dans un communiqué: «Les droits cinématographiques objets de l'enquête ont été acquis aux tarifs du marché.
Tous les bilans et déclarations fiscales ont été rédigés dans le strict respect des critères de transparence et des normes législatives».
Les partisans de M. Berlusconi ont critiqué samedi la coïncidence entre la fin de l'enquête et la campagne pour les régionales des 28 et 29 mars.
«D'un côté, les magistrats lancent leur énième enquête taillée sur mesure, de l'autre les journaux soufflent sur le feu, comme par hasard avant les régionales», a déclaré Maurizio Lupi, vice-président de la Chambre des députés, en affirmant «qu'une partie de la magistrature agit comme une opposition politique».
(afp)






















