Itlalie

12 novembre 2011 11:48; Act: 12.11.2011 12:39 Print

Berlusconi se dirige vers la sortieBerlusconi se dirige vers la sortie

La démission effective du président du Conseil italien Silvio Berlusconi est attendue dans la journée.

Voir le diaporama en grand »
Silvio Berlusconi (au centre), est né le 29 septembre 1936. Il est l'ainé de Luigi Berlusconi et Rosa Bossi. En 1954, Berlusconi obtient le certificat de fin d'études à Milan. En 1961, il est diplômé en droit à l'Université de Milan. Avec sa thèse de diplôme, il a remporté un prix de plus de 2 millions de lires remis par l'agence de publicité Manzoni. Après une courte expérience de courtier dans l'immobilier, Berlusconi fonde en 1961 avec le constructeur de Pietro Canali sa première entreprise, la Cantieri Riuniti Milanesi Srl. En 1978, il rejoint la Propaganda Due (P2), à l'origine une loge maçonnique, qui a été accusée dans les années 1970 de préparer un complot contre des hommes politiques de l'époque. En 1985, Berlusconi et sa première femme Carla Dall'Oglio divorcent. En 1990, nouveau mariage avec l'actrice Veronica Lario. Ils auront trois enfants. En mai 2009 Lario a demandé le divorce. Entre 1963 et 1978, Silvio Berlusconi a fondé plusieurs compagnies de construction - certaines ayant des investisseurs suisses. En 1982, il achète les chaînes de télévision Italia 1 et Rete 4 en 1984. C'est le début de la fondation de Mediaset, le groupe de médias du groupe Berlusconi Fininvest, les principaux opposants de la RAI. Depuis 1986, Berlusconi est le propriétaire du Milan AC. En 2004, une loi régissant les conflits d'intérêt l'a obligé à démissionner de la présidence du club. Malgré sa proximité avec le chef de l'Italiano Partito Socialista, et le Premier ministre Bettino Craxi, qui l'ont soutenu dans la construction de son empire médiatique, Berlusconi n'est pas engagé politiquement à cette époque. Ce n'est qu'en 1993 qu'il crée le mouvement Forza Italia, un parti qui cherche avant tout à rassembler les électeurs du centre et de centre-droit. La campagne électorale est coûteuse, mais Berlusconi utilise son pouvoir médiatique. Les élections législatives de 1994 ont été un énorme succès de Forza Italia. Après l'élection, Berlusconi a formé un gouvernement avec l'Alliance nationale de Gianfranco Fini et Umberto Bossi de la Ligue du Nord. Dès la fin de l'année Bossi quitte le gouvernement et Berlusconi se retrouve minoritaire. Silvio Berlusconi a été et est impliqué dans de nombreuses procédures judiciaires pour corruption, fraude fiscale ou comptabilité frauduleuse. Certains estiment qu'il s'est lancé en politique pour éviter la prison. En 2001, Berlusconi remporte les élections pour la deuxième fois, encore grâce à son pouvoir médiatique. Avant les élections d'avril 2006, les associations du patronat italien ont critiqué la politique d'ouverture économique des cinq dernières années qui avaient conduit à une croissance quasi-nulle. Berlusconi perd les élections contre la coalition de gauche menée par Romano Prodi. Fin Novembre 2006, Silvio Berlusconi, s'effondre lors d'un discours. L'incident a eu lieu à Montecatini Terme en Toscane, lors d'un congrès des jeunes de son parti. En Février 2008, Silvio Berlusconi connaît un drame personnel, «Mamma Rosa», sa mère, meurt à Milan à l'âge de 97 ans. Peu après sa soeur, Maria Antonietta, décède à son tour. Lors des élections législatives d'avril 2008 Berlusconi forme une alliance de centre-droit avec le Popolo della Libertà, la Lega Nord et le Movimento per l'Autonomia. L'alliance obtient une large majorité à la Chambre et au Sénat. Le 8 mai, Silvio Berlusconi retourne pour la troisième fois en 14 ans, dans le Bureau du Premier ministre. Mi-Décembre 2009, nouvel incident: Le premier ministre est agressé en plein centre de Milan par un homme avec un objet dur - une réplique de la cathédrale de Milan -. En tant que Premier ministre, Belusconi contrôle à moitié la RAI, télévision publique italienne, mais aussi concurrente de son entreprise: Mediaset. En avril 2010, il se brouille avec son ancien allié Gianfranco Fini. le 14 décembre, malgré une motion de défiance à son encontre, le Parlement lui renouvelle sa confiance. Le 12 novembre 2011, Silvio Berlusconi a annoncé sa démission. Son départ a fait le bonheur de nombreux manifestants, qui ont hué l'ex-chef du gouvernement.

  • par e-mail
Sur ce sujet
Une faute?
Signalez-la nous!
Envoyer

Silvio Berlusconi passe samedi sa dernière journée à la tête du gouvernement. Sa démission effective est attendue aussitôt après l'adoption au parlement de mesures cruciales pour rassurer les marchés et ses partenaires internationaux.

A 75 ans, le magnat des médias, qui après avoir profondément marqué la vie politique italienne des 17 dernières années est accusé d'avoir miné la crédibilité de son pays, devrait selon toute probabilité céder la place à l'ex-commissaire européen Mario Monti, 68 ans.

Menacée d'une asphyxie qui entraînerait dans l'abîme l'ensemble de la zone euro, l'Italie a déjà commencé à rassurer les investisseurs vendredi avec l'adoption au Sénat d'un plan anti-crise promis à l'UE.

Samedi, les députés doivent adopter à leur tour les mesures promises. Un conseil des ministres est prévu dans la foulée, vers 18H00. M. Berlusconi doit se rendre ensuite au Quirinal, siège de la présidence de la République, pour remettre son mandat. La main revient alors au chef de l'Etat, Giorgio Napolitano.

Monti

Après des consultations avec les formations politiques -que lui impose la Constitution, mais qu'il devrait mener au pas de charge-, il devrait nommer président du Conseil Mario Monti, en vue de la formation d'un gouvernement qui bénéficie du plus large soutien possible, y compris l'actuelle opposition de gauche et les centristes.

Mais la tâche est très ardue. L'actuelle majorité se déchire sur la position à adopter vis-à-vis d'un gouvernement «technique» ou «technico-politique». M. Berlusconi, d'abord favorable à la tenue d'élections anticipées, a finalement apporté son soutien à M. Monti.

Certaines de ses troupes se sont ralliées à cet avis, comme le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini, mais d'autres y sont radicalement opposées. Le parti populiste de la Ligue du Nord a notamment fait savoir qu'il passerait aussitôt à l'opposition, clamant «non à la trahison du vote populaire» dans son journal «La Padania».

L'opposition de gauche et centriste a en revanche apporté son soutien à un «gouvernement d'urgence et de transition», même si quelques voix discordantes se font entendre aussi dans ce camp.

(ats/ap)

Immobiliers

powered by

Trouvez des immobiliers

NPA
Loyer à
Pièces à

Trouver des locataires? Passer une annonce maintenant sur homegate.ch