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Itlalie
12 novembre 2011 11:48; Act: 12.11.2011 12:39 Print
Berlusconi se dirige vers la sortie
La démission effective du président du Conseil italien Silvio Berlusconi est attendue dans la journée.
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Silvio Berlusconi
Silvio Berlusconi passe samedi sa dernière journée à la tête du gouvernement. Sa démission effective est attendue aussitôt après l'adoption au parlement de mesures cruciales pour rassurer les marchés et ses partenaires internationaux.
A 75 ans, le magnat des médias, qui après avoir profondément marqué la vie politique italienne des 17 dernières années est accusé d'avoir miné la crédibilité de son pays, devrait selon toute probabilité céder la place à l'ex-commissaire européen Mario Monti, 68 ans.
Menacée d'une asphyxie qui entraînerait dans l'abîme l'ensemble de la zone euro, l'Italie a déjà commencé à rassurer les investisseurs vendredi avec l'adoption au Sénat d'un plan anti-crise promis à l'UE.
Samedi, les députés doivent adopter à leur tour les mesures promises. Un conseil des ministres est prévu dans la foulée, vers 18H00. M. Berlusconi doit se rendre ensuite au Quirinal, siège de la présidence de la République, pour remettre son mandat. La main revient alors au chef de l'Etat, Giorgio Napolitano.
Monti
Après des consultations avec les formations politiques -que lui impose la Constitution, mais qu'il devrait mener au pas de charge-, il devrait nommer président du Conseil Mario Monti, en vue de la formation d'un gouvernement qui bénéficie du plus large soutien possible, y compris l'actuelle opposition de gauche et les centristes.
Mais la tâche est très ardue. L'actuelle majorité se déchire sur la position à adopter vis-à-vis d'un gouvernement «technique» ou «technico-politique». M. Berlusconi, d'abord favorable à la tenue d'élections anticipées, a finalement apporté son soutien à M. Monti.
Certaines de ses troupes se sont ralliées à cet avis, comme le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini, mais d'autres y sont radicalement opposées. Le parti populiste de la Ligue du Nord a notamment fait savoir qu'il passerait aussitôt à l'opposition, clamant «non à la trahison du vote populaire» dans son journal «La Padania».
L'opposition de gauche et centriste a en revanche apporté son soutien à un «gouvernement d'urgence et de transition», même si quelques voix discordantes se font entendre aussi dans ce camp.
(ats/ap)





















