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Berlusconi
18 septembre 2011 20:29; Act: 18.09.2011 21:51 Print
Un Casanova à plein temps à la tête de l'Italie
L’ouverture du procès pour proxénétisme d’un ami du «Cavaliere» apporte son lot de révélations sur l’appétit sexuel du premier ministre.
«Hier soir, il y avait la queue devant ma chambre à coucher. Elles étaient onze... Je m’en suis seulement tapé huit, je n’en pouvais plus.» Cette réplique, enregistrée en 2009, pourrait être celle de trop pour Silvio Berlusconi. Le président du Conseil italien s’enfonce de jour en jour dans le scandale du «bunga bunga», ces fêtes où le gratin économique, politique et artistique côtoyaient de jeunes call-girls. En effet, jeudi, un procès à haut risque s’est ouvert: celui du principal fournisseur de ces prostituées, l’entrepreneur Gianpaolo Tarantini.
Au Nord, un vent de sécessionLa coalition gouvernementale est toujours plus fragile. Allié stratégique de Silvio Berlusconi, le leader de la Ligue du Nord, Umberto Bossi, a relancé hier son projet d’indépendance de la «Padanie». Pour le parti, ce futur Etat devrait réunir les provinces septentrionales, les plus prospères de la Péninsule. A Venise, devant des supporters clamant «Sécession! Sécession!», Bossi a proposé l’organisation d’un référendum. La procédure pourrait être lancée dès ce printemps.
Arrivage de filles
Dans ce cadre, la presse transalpine a publié samedi les retranscriptions d’écoutes téléphoniques très embarrassantes. On entend le «Cavaliere» prier son ami de diminuer l’arrivage de filles. «Car j’ai une semaine horrible en vue: je dois voir le Pape, Sarkozy et Merkel», lance-t-il. A la même époque, il s’était aussi vanté auprès d’une starlette de n’exercer ses fonctions au sommet de l’Etat qu’«à ses heures perdues». Le ton des propos ne laisse guère de doute: le président du Conseil savait qu’il avait affaire à des prostituées.
Pour les partis d’opposition, de gauche comme de droite, on a touché le fond. Les appels à la démission se sont multipliés ce week-end. Le principal intéressé a contre-attaqué. Dans un communiqué, il s’est indigné de la publication des conversations: «Ma vie privée n’est pas un crime. Mon style de vie, qu’il plaise ou non, est personnel, réservé et irréprochable.»
(arg)





















