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Présidentielle française
22 avril 2012 20:30; Act: 23.04.2012 09:21 Print
Hollande gagne, percée de l'extrême droite
Le socialiste a remporté dimanche le premier tour de l'élection présidentielle en France à l'issue d'un scrutin également marqué par une nouvelle percée de l'extrême droite.
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Le socialiste François Hollande a remporté dimanche le premier tour de l'élection présidentielle en France et apparaît en situation favorable pour chasser Nicolas Sarkozy du pouvoir, à l'issue d'un scrutin marqué par un score historique pour l'extrême droite.
Infographies Les petites phrases de la présidentielleLes derniers sondages de la présidentielleLes précédentes élections présidentielles françaisesLes résultats de la présidentielle française Hollande au second tourLe socialiste François Hollande battrait le sortant Nicolas Sarkozy au moins par 54% contre 46% au second tour de la présidentielle française le 6 mai, selon deux sondages réalisés dans la soirée par les instituts Ipsos et Ifop. Ces enquêtes confirment celles réalisées avant le premier tour disputé dimanche.
Selon le sondage Ifop, près d'un électeur de Marine Le Pen sur deux (48%) voterait Nicolas Sarkozy au 2e tour, 31% voteraient François Hollande, 21% s'abstiendraient, voteraient blanc ou nul. 83% de ceux qui ont voté pour le candidat de la gauche radicale Jean- Luc Mélenchon au premier tour se reporteraient sur le candidat socialiste.
Les électeurs du centriste François Bayrou se répartiraient grosso modo en trois tiers: ils voteraient à 38% pour Nicolas Sarkozy, 32% pour François Hollande, 30% s'abstiendraient, voteraient blanc ou nul.
Les deux hommes s'affronteront le 6 mai lors d'un second tour décisif, mais le socialiste semble pouvoir compter sur des reports de voix de la gauche radicale et des écologistes, alors que les réserves de voix du président sortant sont plus minces.
«Je suis confiant», a déclaré François Hollande, qui s'est dit «candidat du rassemblement» et «le mieux placé pour devenir le prochain président de la République». «Jamais le Front national n'avait atteint un tel niveau», a-t-il aussi reconnu. «C'est un nouveau signal qui appelle à mes yeux un sursaut».
Selon des estimations sur bulletins de vote publiées par les chaînes de télévision, le candidat socialiste a obtenu entre 28,3% et 29% des voix devant Nicolas Sarkozy (25,8% à 27%), qui perd son pari de remporter le premier tour afin d'enclencher une nouvelle dynamique d'ici au second tour.
La candidate de l'extrême droite Marine Le Pen se classe troisième, avec de 18,2% à 19,6%, selon ces estimations, suivie par le représentant de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon (10,8 à 11,7) et le centriste François Bayrou (8,5% à 9,1%).
«Rien ne sera plus jamais comme avant»
«La bataille de France ne fait que commencer» et «rien ne sera plus jamais comme avant», a souligné Marine Le Pen, en jugeant avoir fait «trembler le système». Selon son entourage, elle se prononcera le 1er mai sur sa position avant le deuxième tour.
Son score est le plus élevé jamais réalisé par sa famille politique dans une présidentielle et pourrait lui permettre de peser davantage sur le second tour et dans la politique ces prochaines années. Elle ne réédite cependant pas l'exploit de son père, Jean-Marie Le Pen, parvenu au second tour en 2002.
Jean-Luc Mélenchon recueille les fruits d'une campagne très réussie, même si son score peut être considéré comme décevant au regard des sondages d'avant l'élection. Il est très loin de la troisième place qu'il lorgnait. Il a immédiatement appelé à faire battre le président sortant. «Notre peuple paraît bien déterminé à tourner la page des années Nicolas Sarkozy», a-t-il estimé.
Poutou, Dupont-Aignan et Cheminade largués
François Bayrou, chantre du désendettement et de la réindustrialisation de la France, doit se contenter d'un score inférieur à 10%, loin de ses 18,57% de 2007. «Ce n'est pas le score que nous espérions», a-t-il reconnu, en indiquant qu'il allait s'adresser aux deux candidats en tête et se déterminer pour le deuxième tour en fonction de leurs réponses.
Derrière les deux grands candidats et les trois outsiders, l'écologiste Eva Joly (2 à 2,3%) a appelé «à tout faire» pour sortir «du sarkozysme en se rassemblant derrière François Hollande». Ce dernier a remercié Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon d'avoir appelé à voter pour lui au deuxième tour «sans négociations».
L'écologiste comme les deux candidats trotskystes, Nathalie Arthaud (0,6%) et Philippe Poutou (1,2%), le souverainiste de droite Nicolas Dupont-Aignan (1,7%) et l'inclassable et folklorique Jacques Cheminade (0,2%) ont fait de la figuration.
Environ 44,5 millions d'électeurs
Le résultat de l'extrême droite est d'autant plus significatif que les Français ont voté plus nombreux qu'attendu au premier tour de ce scrutin dominé par la crise économique. Le taux de participation a atteint plus de 80%, selon les estimations des instituts de sondages, un taux assez élevé et «rare», selon le terme de François Hollande. Il est toutefois en recul par rapport à 2007 (83,77%), un cru exceptionnel.
Ces chiffres dissipent l'inquiétude d'une grosse abstention à l'issue d'une campagne qui, selon différentes enquêtes, a peu passionné les Français qui n'y ont pas vu beaucoup de solutions à leurs difficultés.
Environ 44,5 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes pour sélectionner les deux finalistes parmi dix candidats en lice.
Dans deux semaines, ils choisiront celui qui sera à la tête pendant 5 ans d'une des principales économies mondiales, puissance nucléaire et membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, avec un pouvoir personnel ayant peu d'équivalent dans le monde démocratique.
La crise a plané sur la campagne
Donné depuis des mois largement vainqueur au second tour par les sondages, avec 55% des voix en moyenne, François Hollande, 57 ans, aborde en position de force le deuxième tour pour devenir le premier président de gauche depuis François Mitterrand (1981-1995). Dépourvu d'expérience ministérielle, il a fait de la sobriété une marque de fabrique, disant vouloir incarner une présidence «normale».
La crise en zone euro a plané sur la campagne, à travers l'explosion des déficits, du taux de chômage (plus de 10%), les thématiques du protectionnisme européen ou de la justice fiscale.
C'est dans ce contexte que François Hollande a tracé son sillon méthodiquement, sans soulever les foules mais en restant constant sur ses priorités, l'emploi des jeunes et la croissance.
L'ancien patron du Parti socialiste (1997-2008) a réussi à transformer l'élection en un référendum contre le quinquennat de «l'hyperprésident».
Une image malmenée
Nicolas Sarkozy, plombé par des records d'impopularité depuis de longs mois, a tenté tant bien que mal de se dégager de son bilan intérieur et de son image de «président des riches» en se livrant à plusieurs mea culpa.
Après avoir cru que les Français lui seraient reconnaissants de son action au niveau européen face à la crise de la dette, il avait changé de stratégie pour mener une campagne agressive, à droite toute, axée sur la sécurité et l'immigration.
Sa remontée dans les sondages au moment des tueries de Toulouse et Montauban (sud-ouest), qui ont «représidentialisé» son image, s'est cependant enrayée net lors des dernières semaines.
(afp)
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Tous les 112 Commentaires

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Les votes
De toutes manières a chaque vote présidentiel français c'est un peu plus la déchéance, le mieux cétait de voter a fond Lepen pour leurs monter au 1 er tour que le peuple était insatisfait a 100 % , mais les GG n'en n'ont pas le courage, maintenant si c'est Hollande je vous souhaite bon courage car la descente aux enfers sera terrible.
Le Paradoxe de la Victoire
Qui est le gagnant du premier tour ? Qui est le perdant ? Le gagnant, Nicolas Sarkozy, la perdante, Marine Le Pen, pourquoi ? Sans les 11 et quelques% du Front de Gauche c'est elle qui se retrouve face à François Hollande. L'UMP est ses amis doivent leur survie à Jean-Luc Mélenchon. Même François Hollande doit Beaucoup au FDG, face à Marine Le Pen, le deuxième tour serait beaucoup plus rude, ce n'est plus un candidat sortant de son quinquennat mais deux nouveaux "leaders" face à face. C'est bien le Front de Gauche la surprise du premier tour, même avec la déception, ils étaient en 2007 à 1,3%.
Le changement
Le changement ? Avec Fabius, Jospin, Sapin, ça sent le changement... La vieille garde.....