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Conseil fédéral
14 décembre 2011 11:59; Act: 14.12.2011 14:23 Print
Alain Berset, 4e conseiller fédéral fribourgeois
Alain Berset s'est consacré à plein temps à la politique depuis son élection au Conseil des Etats en 2003. Portrait.
Alain Berset s'est consacré à plein temps à la politique depuis son élection au Conseil des Etats en 2003. La politique lui en a été reconnaissante en faisant de lui, à 39 ans, un des plus jeunes conseillers fédéraux de Suisse et le quatrième conseiller fédéral fribourgeois de l'histoire.
Certains le disent pressé et ambitieux. Son apparence véhicule d'autres messages: posé, le verbe ferme et aisé, toujours élégant, ayant adopté l'uniforme du notable, costume sombre et chemise blanche, M. Berset n'a jamais l'air stressé, toujours affable.
Alors comme dirait le poète, «Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années»? Pourquoi pas. Brûler les étapes n'est en tous les cas pas une nouveauté pour ce surdoué de la politique.
Elections et réélections aisées
Agé d'à peine 31 ans, il fait une entrée fracassante aux Etats en 2003, éjectant le radical Jean-Claude Cornu, après avoir défait une valeur sûre du PS fribourgeois. Quatre ans plus tard, il est réélu dans un fauteuil. En 2009, il a été un des plus jeunes sénateurs à présider la Chambre des cantons.
Le 23 octobre dernier, il se paie le luxe, non seulement d'être élu au premier tour de l'élection au Conseil des Etats, mais en outre de faire plus de voix qu'Urs Schwaller (PDC), alors que la gauche est minoritaire dans le canton de Fribourg. C'est dire le soutien populaire dont il jouit dans son canton.
La voix économique du PS
A Berne, il s'est très vite imposé comme poids lourd dans son groupe et comme Romand écouté aux Etats. Sa connaissance des dossiers économiques en a fait un orateur incontournable depuis que la crise financière a éclaté, démontrant au passage que le PS peut avoir un discours rigoureux et technique sur la question.
En outre, il ne collectionne pas les mandats. Il a quelques activités associatives: il préside par exemple la fondation fribourgeoise dédiée aux personnes handicapées «Les Buissonnets», ainsi que la branche romande de l'Association suisse des locataires (Asloca).
Comme son ami Christian Levrat, il se révèle à l'Assemblée constituante fribourgeoise dont il est membre de 2000 à 2004 et où il préside le groupe socialiste. Il est conseiller général dans son village de Belfaux (FR) de 2001 à 2003.
Homme de dossiers, mais pas seulement
La connaissance des dossiers, l'étude, l'approfondissement des sujets, sont chez lui une constante. Licencié en sciences politiques, docteur en sciences économiques, M. Berset a travaillé comme chercheur de 1996 à 2000 pour le compte du Fonds national pour la recherche et de l'Institut de recherches économiques et régionales de l'Université de Neuchâtel (IRER).
En 2001, il a poursuivi ses recherches à Hambourg, au HWWA - Institut für Wirtschaftsforschung, un des trois plus grands instituts de recherche économique allemands. De 2002 à 2004, il est conseiller du directeur neuchâtelois de l'économie publique Bernard Soguel.
Mais cela n'en fait pas encore un rat de bibliothèque. Les coups politiques, il connaît. Sa part dans la non-réélection de Christoph Blocher n'est pas un secret.
Virus familial de la politique
Mais après tout n'a-t-il pas le virus de la politique dans le sang. Il a de qui tenir. Députée au Grand Conseil, sa mère, Solange Berset, a présidé le PS cantonal de 2002 à 2008. Son grand-père maternel François Angéloz - également socialiste - a été député et syndic.
Alain Berset a réussi tout ce qu'il a entrepris, mais d'aucuns trouvent une faille à son palmarès: il n'a jamais siégé dans un exécutif. Il a désormais tout le temps d'apprendre.
Pianiste à ses heures, M. Berset habite toujours la maison familiale à Belfaux. Il est marié et père de trois enfants.
(ats)
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Tous les 249 Commentaires


























La presse a suffisament comploté
A voir les censures et les partis pris organisés par la presse, le 2ème complot, pas encore avoué, est évident. En plus la Salerno ne doit pas être la seule à payer des intervenants sur le net pour manipuler les lecteurs. L'UDC a présenté des mous pour faire la démonstration qu'il n'y avait aucune volonté de concordance. Ce faisant LES AUTRES PARTIS DEMONTRENT QU'IL REPRESENTENT UNE DICTATURE, celle de la gauche et de ses avatars néo-marxistes qui squattent dans les autres partis. Et cet empoté de Blocher n'a encore rien remarqué.
Poulet sans tête !
Ben oui, hélàs, alors qu'elle avait en mains des atouts sérieux et justifiés, la direction de l'UDC s'est entêtée dans une stratégie ridicule en ne présentant personne contre la néo-socialiste EWS, puis en lançant dans la mêlée ce pauvre Rime qui n'y a rien compris. La masse votante de l'UDC est déçue et va exiger de grands changements au sein d'une direction complètement dépassée. De plus,au vu des infâmes magouilles parlementaires, on se sent de plus en plus déterminés à demander une élection du CF par le peuple.Certainement pas pire que l'actuelle mascarade.
Gauche comme Droite...
L'attitude de TOUS les partis a été scandaleuse ; d'un côté une UDC arrogante dirigée par un petit club de dinosaures qui n'a guère établit de stratégie plausible, de l'autre un PS et un PLR plus qu'arrogant, défendant de connivence ardemment leurs petits privilèges et justifiant leurs agissement en prétendant que la concordance "n'est qu'une question d'interprétation" (alors qu'il s'agit d'une formule arithmétique très simple et invariable), la réélection dincompétents, tous partis confondus... Bref, une belle mascarade où le Peuple est, une fois encore, perdant.