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Démission de Calmy-Rey
07 septembre 2011 11:50; Act: 03.11.2011 16:41 Print
Alain Berset et Pierre-Yves Maillard favoris
A l'annonce du départ de Micheline Calmy-Rey, les noms des favoris tombent. A vous de désigner votre préféré dans notre rating.
La majorité féminine au Conseil fédéral risque fort de tomber après le départ de Micheline Calmy-Rey. Parmi les papables socialistes, le conseiller aux Etats fribourgeois Alain Berset et le conseiller d'Etat vaudois Pierre-Yves Maillard sont donnés favoris.
Diaporama Micheline Calmy-Rey annonce son départCalmy-Rey jette l'épongeLe Parlement ne devrait pas se tourner pas vers un Alémanique pour remplacer la Genevoise. Le gouvernement ne compterait en effet plus qu'un Latin (le Neuchâtelois Didier Burkhalter), ce qui passerait pour un affront.
Les chances de voir une femme succéder à Mme Calmy-Rey semblent en revanche plus maigres, tant les candidatures de poids masculines sont pléthores. Le PS dispose en outre déjà d'une autre conseillère fédérale, Simonetta Sommaruga.
En tête des favoris, Alain Berset. A peine quadragénaire, le Fribourgeois s'est profilé sur les questions économiques. Son profil de sénateur posé et réfléchi lui vaudra certainement de nombreuses voix bourgeoises, parmi ses collègues du Conseil des Etats surtout, mais aussi au National.
Le retour des Vaudois
La pression risque toutefois d'être forte pour que le canton de Vaud retrouve un siège au Conseil fédéral. Grand fournisseur de ministres dans l'histoire de l'Etat fédéral, il n'est plus représenté depuis le départ de Jean-Pascal Delamuraz en 1998.
Fort de sa popularité et de son expérience à la tête du département vaudois de l'action sociale, actuel directeur de la conférence des directeurs cantonaux de la santé, Pierre-Yves Maillard devrait être sur les rangs. Ses positions contre les assureurs maladie et son profil marqué à gauche lorsqu'il était conseiller national pourraient jouer en sa défaveur.
Le président du PS, le Fribourgeois Christian Levrat, pourrait aussi pâtir de son positionnement sur l'échiquier politique. Le nom du conseiller d'Etat neuchâtelois Jean Studer circule. Mais son canton a déjà un représentant au Conseil fédéral.
Autres noms
Ancien conseiller aux Etats, déjà candidat en 2002 pour succéder à Ruth Dreifuss, Jean Studer s'était alors fait chahuter: le siège qu'il convoitait était destiné à une femme.
Frustré de voir ses candidats sans cesse recalés, le Tessin pourrait entrer dans la course. Certains évoquent le nom de Marina Carobbio. Mais la conseillère nationale doit encore faire ses preuves.
Traditionnellement, les parlementaires fédéraux ont plus de chances d'accéder au Conseil fédéral. Parmi les candidats potentiels siégeant à l'Assemblée fédérale pourraient figurer le conseiller national valaisan Stéphane Rossini ou la conseillère aux Etats vaudoise Géraldine Savary.
L'absence d'expérience fédérale n'a pas empêché Micheline Calmy- Rey d'être élue. Et le vivier existe dans les gouvernements cantonaux: le Genevois Charles Beer, la Vaudoise Anne-Catherine Lyon ou la Jurassienne Elisabeth Baume-Schneider.
L'UDC dans la course
Mais les socialistes pourraient bien ne pas être seuls sur les rangs. L'UDC compte bien tenter d'obtenir un deuxième siège lors du renouvellement du Conseil fédéral le 14 décembre et entend aussi s'attaquer aux ministres déjà en poste. Le parti n'a pas dévoilé ses cartes mais plusieurs noms circulent.
Le conseiller national fribourgeois, Jean-François Rime, déjà candidat lors des élections de Simonetta Sommaruga et de Johann Schneider-Ammann, avait alors râtissé large sans parvenir toutefois à ses fins. Son collègue vaudois Guy Parmelin pourrait aussi être tenté.
Côté alémanique, les noms du conseiller d'Etat thurgovien Roland Eberle, qui s'était déjà présenté pour succéder à Samuel Schmid, du chef de groupe parlementaires Caspar Baader sont aussi cités. Certains entrevoient aussi la possibilité que l'UDC tente un coup de force en relançant Christoph Blocher.
Et les Verts
Les Verts souhaitent aussi se lancer dans la course. Ils assurent ne pas vouloir s'attaquer au siège socialiste mais visent un fauteuil UDC ou PLR. Leur président Ueli Leuenberger a déjà cité des noms: le président du gouvernement bâlois Guy Morin, la conseillère d'Etat argovienne Susanne Ochuli ou son collègue bernois Bernhard Pulver, Ruth Genner, membre de l'exécutif de la ville de Zurich ou le conseiller aux Etats et ex-conseiller d'Etat genevois Robert Cramer.
(ats)






















