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17 octobre 2011 12:57; Act: 03.11.2011 16:45 Print

Ban Ki-moon remercie Calmy-ReyBan Ki-moon remercie Calmy-Rey

«Je salue la façon dont vous avez aidé la Suisse à devenir une présence au sein des Nations Unies», a dit le secrétaire général de l'ONU.

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Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki- moon, a haussé le ton lundi vis-à-vis du président syrien Bachar al-Assad, le sommant de «stopper (les) tueries» dans le pays. La Ligue arabe a appelé de son côté à une «conférence de dialogue national» entre le gouvernement et l'opposition.

Parallèlement, 21 personnes ont été tuées à Homs (centre), théâtre depuis plusieurs jours d'affrontements entre l'armée et les forces de sécurité d'une part et des protestataires armés hostiles au régime Assad d'autre part, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

«J'ai demandé instamment au président Assad de stopper ces tueries, qui sont inacceptables, avant qu'il ne soit trop tard», a dit Ban Ki-moon à Berne lors d'un point de presse. Il a ajouté qu'il était «totalement inacceptable que 3000 civils aient été tués en Syrie» depuis le début de la contestation populaire contre le régime, le 15 mars.

«La Syrie répond qu'il y a plus de morts dans les rangs des forces de sécurité que chez les civils, il n'empêche, ces tueries doivent cesser, et je lui demande avec insistance d'engager une action urgente en ce sens», a-t-il martelé.

Eviter une intervention étrangère

De son côté, la Ligue arabe a appelé dimanche, à l'issue d'une réunion extraordinaire, à la tenue d'une «conférence de dialogue national» d'ici 15 jours au Caire entre le gouvernement syrien et l'opposition.

Cette conférence aura pour objectif de «réaliser les aspirations légitimes du peuple syrien et le changement souhaité», de «mettre fin à la violence» et d'»éviter une intervention étrangère», a dit le ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Hamad ben Jassem, lisant la résolution adoptée par la Ligue.

La réunion extraordinaire des chefs des diplomaties arabes a aussi décidé de former une commission pour «contacter les dirigeants syriens pour mettre fin à tous les actes de violence». Présidée par le Qatar, elle comprend les ministres des Affaires étrangères d'Algérie, du Soudan, d'Oman, d'Egypte, ainsi que le secrétaire général de la Ligue Nabil al-Arabi.

La commission devra remettre le plus rapidement possible à la Ligue un rapport détaillé sur la situation en Syrie et des propositions d'action.

Encore des tués lundi

Sur le terrain, l'armée, qui mène les opérations de répression pour mater la révolte, a perdu onze de ses membres lundi. Selon l'OSDH, dix soldats et un officier ont été tués dans des affrontements et un attentat dans le centre et le nord-ouest de la Syrie «probablement par des déserteurs».

Dans la région d'Idleb (nord-ouest), «des éléments armés, vraisemblablement des déserteurs, ont fait exploser à distance une bombe au passage d'un véhicule de l'armée près de la localité de Ehsem, causant la mort d'un officier et de trois soldats alors que d'autres ont été blessés», a indiqué le président de l'OSDH Rami Abdel Rahmane par téléphone à l'AFP.

Trois autres civils ont par ailleurs été tués par balles, notamment un dans la région d'Idleb et deux autres, dont un adolescent de 13 ans, à Hama (centre), selon cette ONG. En outre un civil originaire de Hama, arrêté il y a 17 jours, est décédé lundi en prison.

Pressions sur le personnel soignant

Les comités locaux de coordination (LCC), qui chapeautent la mobilisation sur le terrain, ont de leur côté affirmé que les forces de sécurité avaient «récemment intensifié leur campagne contre les médecins, les hôpitaux et les cliniques privées soupçonnés de soigner les personnes blessées dans les manifestations» sans en informer les services de sécurité.

Des circulaires émises par ces services exigent la notification immédiate de l'arrivée d'un blessé par le médecin traitant, ce qui signifie son arrestation, indépendamment de la gravité de ses blessures, ont précisé les LCC.

Selon le Centre de documentation des violations des droits de l'Homme en Syrie, environ 250 médecins et pharmaciens ont été arrêtés depuis le début du mouvement de protestation le 15 mars, dont 25 au cours des dernières semaines.

(ats)

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