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Conseil fédéral
18 décembre 2011 09:07; Act: 18.12.2011 10:03 Print
Berset ne craint pas les dossiers impopulaires
Le nouveau conseiller fédéral, qui s'est vu attribuer le Département de l'intérieur, ne craint pas de s’attaquer aux dossiers impopulaires comme l'AVS ou l'assurance maladie.
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Alain Berset nouveau conseiller fédéral
Élu à la tête du Département fédéral de l'intérieur, le socialiste Alain Berset affirme ne pas avoir peur de s'engager sur des dossiers impopulaires tels l'AVS ou les coûts de la santé. Dans un entretien au «Matin dimanche», il souligne vouloir amener des solutions durables.
Diaporama Election du Conseil fédéral Pascal Broulis demande la réintroduction de la clause cantonalePascal Broulis, président de la Conférence des gouvernements cantonaux, critique dimanche la nouvelle composition du Conseil fédéral. Le Conseiller d'Etat vaudois estime que les régions n'y sont pas représentées de façon équilibrée. Il souhaite que la clause cantonale soit à nouveau inscrite dans la Constitution.
«Il faudrait réintroduire la clause cantonale afin d'atteindre une représentation équilibrée des cantons au Conseil fédéral» affirme Pascal Broulis dans une interview au journal dominical «NZZ am Sonntag». Il juge en effet «problématique, qu'une région représentant 1,2 million d'habitants ne soit pas représentée au gouvernement».
M. Broulis a annoncé qu'il poursuivrait son travail de promotion de l'arc lémanique, ainsi que la collaboration entre régions du pays au sein de la Conférence des gouvernements cantonaux.
«Quand on fait de la politique au niveau du Conseil fédéral, on ne choisit pas de s'engager ou de ne pas s'engager sur tel ou tel thème en fonction de l'estimation qu'on fait des risques qu'il y a à court terme. Ce sont des dossiers essentiels sur lesquels il faut absolument s'engager et c'est ce que je compte faire», déclare Alain Berset au journal dominical.
A la question de savoir s'il ne craint pas des relations houleuses avec son parti, notamment s'il devait être amené à augmenter l'âge de la retraite, le socialiste admet qu'entre les différents acteurs impliqués dans les dossiers «il y a toujours un potentiel de débat, d'échange et aussi de tension». Mais «l'important est de pouvoir dégager des champs sur lesquels on puisse trouver des équilibres. J'ai conscience que ce sera une part importante de mon travail ces prochaines années», souligne-t-il.
«Si ça me faisait peur, je ne serais pas là. Et je vous garantis qu'il n'y aura pas de tabous», assure Alain Berset.
«Mon rôle a changé»
Le nouveau conseiller fédéral pourrait du reste être amené à retrouver sur son chemin le socialiste vaudois Pierre-Yves Maillard, candidat malheureux à l'élection au Conseil fédéral, sur le thème sensible de la caisse unique. Une éventualité qu'il souhaite ne pas commenter pour l'heure, arguant qu'il faut d'abord lui «laisser le temps» d'endosser sa nouvelle fonction.
S'il a lui-même signé l'initiative sur la caisse unique, le Fribourgeois précise qu'il ne fait toutefois pas partie du comité d'initiative. «Et mon rôle a changé. Désormais, je représente l'avis du Conseil fédéral. C'est exactement cela, la collégialité.»
«Un généraliste de la politique fédérale»
Justifiant le fait qu'il a été peu entendu sur les questions liées à la santé et aux assurances sociales durant les huit années passées au Conseil des Etats, Alain Berset se décrit comme «un généraliste de la politique fédérale».
«Je n'ai peut-être pas été présent médiatiquement sur les questions liées à ce département, mais ça ne veut pas dire que je ne m'y suis pas intéressé. Nous nous sommes beaucoup occupés de l'assurance-invalidité, de l'avenir de l'AVS, des coûts de la santé», ajoute-t-il.
«Pas de deal avec le PLR»
Concernant son accession à l'Intérieur, plutôt qu'aux Affaires étrangères où il était pressenti, le socialiste se montre catégorique: «Personne ne m'a poussé. Ni le Conseil fédéral, ni mon parti. Au sein du Conseil fédéral, la décision a été prise très rapidement, de manière consensuelle et, j'en suis sûr, à la satisfaction de l'ensemble du collège.»
De même, il conteste tout arrangement entre le parti socialiste et le parti radical-libéral: Ce n'est pas un deal et je suis bien placé pour le confirmer. Il y a eu une discussion très ouverte entre les sept membres du Conseil fédéral et entre eux seulement.»
«Si Didier Burkhalter n'avait pas voulu changer, il n'aurait pas changé, et mon avis a été pris en compte. Si la décision a été rapide, c'est parce que j'étais d'accord», soutient-il.
(ats)





















