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Election Conseil fédéral
18 décembre 2011 10:51; Act: 18.12.2011 12:34 Print
Blocher admet que des erreurs ont été faites
Christoph Blocher a reconnu dans un entretien publié dimanche que l'UDC a commis des erreurs lors de l'élection au Conseil fédéral mercredi.
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Alain Berset nouveau conseiller fédéral
Christoph Blocher admet que des erreurs ont été faites lors de l'élection au Conseil fédéral, mais continue de soutenir que la stratégie de l'UDC était «claire». Le conseiller national UDC affirme par ailleurs que le partenariat avec le PLR appartient au passé.
Diaporama Alain Berset fête son élection«Peut-être qu'on a fait quelques erreurs» mercredi lors de l'élection au Conseil fédéral et auparavant dans la gestion de «l'affaire Zuppiger», admet Christoph Blocher dans une interview publiée par «Le Matin Dimanche». Mais la stratégie suivie par l'UDC le 14 décembre était «claire, nous voulions obtenir le deuxième siège auquel nous avons droit».
Le Zurichois estime en revanche qu'en suivant la proposition socialiste (s'attaquer à un siège PRL et non à celui de Eveline Widmer-Schlumpf), le siège aurait été gagné «grâce à une injustice, sans respecter la concordance».
«Nous ferons notre autocritique» dans le groupe mardi prochain, ajoute M. Blocher. Il dit se réjouir des débats et discussions qui auront lieu à cette occasion, notamment des apports de la nouvelle génération qui «pense pouvoir faire mieux».
Fin de l'alliance avec le PLR
Christoph Blocher juge par ailleurs que l'alliance entre l'UDC et le PLR appartenait au passé bien avant mercredi dernier. Si «le communiste» Paul Rechsteiner (PS/SG) et Hans Stöckli (PS/BE) ont été élus au Conseil des Etats, c'est grâce au soutien des libéraux- radicaux, selon le politicien de 71 ans.
En ce qui concerne les décisions futures, M. Blocher s'en remet aux délégués du parti: à eux de décider en mai, lors de la reconduction des instances du parti, s'ils souhaitent leur démission. «Peut-être faudra-t-il revoir la forme de cette présidence avec six vices-présidents», remarque-t-il.
Peur de l'opposition
Quant à l'avenir du parti dans le gouvernement, lui-même pense qu'Ueli Maurer ne devrait pas quitter le Conseil fédéral. Il ajoute toutefois que c'est «le parti qui décidera».
Pour le conseiller national zurichois, «le mot opposition fait peur» à la base du parti pour le moment, «car il implique un changement de politique, l'abandon d'un système de concordance pour faire place à un système de coalition». En attendant, il promet de de «renforcer» l'action de l'UDC «face à ce gouvernement et ce Parlement dans lesquels la gauche prétend endosser les responsabilités».
Finalement, Christoph Blocher ne se dit «pas du tout» intéressé par le poste de chef de groupe parlementaire, dont le conseiller national Caspar Baader (BL) démissionnera à la fin du mois.
(ats)





















