Démission de Calmy-Rey

07 septembre 2011 13:08; Act: 03.11.2011 16:38 Print

L'élection du Conseil fédéral sera crucialeL'élection du Conseil fédéral sera cruciale

L'élection du Conseil fédéral du 14 décembre sera cruciale pour la répartition des départements.

Voir le diaporama en grand »
Micheline Calmy-Rey en conférence de presse en octobre 1987. Elle était alors présidente du PS genevois. En novembre 1997, elle devient conseillère d'Etat genevoise en charge des finances. En 2002, à l'ouverture du salon de l'auto avec le conseiller fédéral Kaspar Villiger. Le 4 décembre 2002, elle est élue conseillère fédérale après le retrait de Ruth Dreifuss. ici avec Ruth Lüthi également candidate. Peu après son élection, avec sa nièce Deborah. Elle obtient le Département fédéral des affaires étrangères. Au WEF 2003 à Davos avec Colin Powell, deux mois après le début de l'offensive américaine en Irak. En août 2003, elle est de retour à Zurich avec les 4 otages suisses retenus six mois par des extrémistes au Sahara. En décembre 2003, Christoph Blocher est élu au Conseil fédéral. Malgré des vues très divergentes, Micheline Calmy-Rey n'aura pas de gros problèmes avec lui. Fin 2003, Micheline Calmy Rey s'était fait rapidement remarque grâce à la conduite de l'Initiative de Genève censé pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Fin 2004, elle rencontre une victime du tsunami à Phuket. Une virée en trottinette avec le conseil fédéral sur le Mont Soleil. Elle avait chuté mais ne s'était pas blessée. Ici avec le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan qu'elle connaît pour l'avoir côtoyé durant ses études à Genève En août 2005 au Kosovo. La Suisse a rapidement reconnu le Kosovo après sa déclaration d'indépendance. Avec son homologue chinois Li Zhaoxing sur la Jungfrau en février 2006. Elle entonne «Les Trois Cloches» de Jean Villard-Gilles en mai 2007 à la TSR, dans les «Coups de coeur» d'Alain Morisod. En 2007, elle devient présidente du Conseil fédéral pour la première fois. Elle se rend le 1er août sur le Grutli pour un discours. Les critiques ont fusé lorsqu'elle est apparue voilée en présence du président iranien Armadinejad. Tout sourire, elle rencontre le président américain Barack Obama à Istanbul en avril 2009. L'affaire Hannibal Kadhafi aura mis à rude épreuve les nerfs des conseillers fédéraux contraints à beaucoup de courbettes devant le colonel Kadhafi. Mais Micheline Calmy-Rey restera dans les esprits comme celle qui a pu faire libérer les otages suisses retenus en Libye. Dans le pavillon suisse de l'exposition universelle de Shanghai en 2010 Le 8 décembre 2010, la Genevoise d'origine valaisanne est élue pour une seconde fois présidente de la Confédération. Elle est félicitée ici par le conseiller national valaisan Jean-René Germanier. Les 12 et 13 mai 2011, la Présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey et les autres membres du Conseil fédéral ont reçu le Roi Juan Carlos et la Reine Sofia pour une visite d'Etat. Ici à la Fondation de l'Hermitage à Lausanne. En visite dans un camp de réfugiés somaliens en été 2011 Le 1er septembre 2011, elle s'affiche avec les grands de ce monde pour une conférence sur la Lybie.

  • par e-mail
Sur ce sujet
Une faute?
Signalez-la nous!
Envoyer

Si un ou plusieurs ministres sont contraints de partir, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) pourrait passer en mains non socialistes.

Après la grande rocade un peu houleuse de septembre 2010, le gouvernement dans sa composition actuelle ne semble pas enclin à renouveler l'exercice.

Doris Leuthard vient d'hériter du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) et Eveline Widmer-Schlumpf de celui des finances (DFF). La démocrate-chrétienne et la bourgeoise démocrate ne devraient pas lâcher le morceau.

L'UDC Ueli Maurer a encore fort à faire au Département fédéral de la défense (DDPS). Il pourrait s'être lassé et préférer vouloir donner un tournant plus isolationniste à la diplomatie suisse. Mais, en quittant son dicastère, il donnerait aussi l'impression de ne pas finir le travail entamé.

Didier Burkhalter ne tient les rênes du Département fédéral de l'intérieur (DFI) que depuis 2009. Même si le libéral-radical est appelé à perdre la formation et la recherche en 2013, il a encore du pain sur la planche dans le domaine des assurances sociales. Certains lui prêtent toutefois des visées sur le DFAE.

En poste depuis à peine un an, la socialiste Simonetta Sommaruga a certes faire contre mauvaise fortune bon coeur en reprenant le Département fédéral de justice et police (DFJP). Mais à quoi bon s'emparer du DFAE pour remettre le DFJP à un autre socialiste.

Le Département fédéral de l'économie, qui s'élargira à l'éducation et la science, pourrait susciter davantage d'envies. Le libéral-radical Johann Schneider-Ammann y a surtout récolté un flot de critiques. Les autres partis pourraient vouloir donc donner la leçon au PLR mais ce serait une sérieuse gifle pour l'ancien patron d'industrie et le parti.

Redistribution possible

Reste que tous ces conseillers fédéraux ne seront plus forcément au rendez-vous le 15 décembre. Les ministres les plus exposés à une non-réélection sont pour l'instant Eveline Widmer-Schlumpf, Didier Burkhalter et Johann Schneider-Ammann. L'élection à la succession de Micheline Calmy-Rey n'interviendra qu'en dernier.

Une recomposition politique du gouvernement changerait fortement la donne. Et le (ou les) département laissé alors vacant (DFF, DFI ou DFE) devrait susciter bien des convoitises. Tout dépendra du nom et du parti des nouveaux élus.

Aussi bien le PS que l'UDC pourraient avoir intérêt à préférer un autre dicastère que le DFAE. Et rien n'exclut qu'Ueli Maurer, Didier Burkhalter (s'il est réélu) ou Simonetta Sommaruga n'émettent alors le souhait de changer de département.

(ats)

Immobiliers

powered by

Trouvez des immobiliers

NPA
Loyer à
Pièces à

Trouver des locataires? Passer une annonce maintenant sur homegate.ch