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Succession Calmy-Rey
29 octobre 2011 16:35; Act: 03.11.2011 16:46 Print
Le Parti socialiste vaudois adoube Maillard
Le Parti socialiste vaudois (PSV) a adoubé samedi après-midi Pierre-Yves Maillard comme candidat au Conseil fédéral.
Réuni en congrès extraordinaire samedi après-midi à Lausanne, il a soutenu le conseiller d'Etat à l'unanimité et par acclamations debout.
Les membres du PSV ont longuement applaudi Pierre-Yves Maillard, 43 ans, après avoir rappelé les qualités et les différentes étapes du parcours du «candidat à la candidature». Politicien «hors norme», modèle de «loyauté», militant au coeur des causes portées par le PS depuis vingt ans, le chef du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS) a recueilli tous les suffrages.
«Problème de luxe»
Le président du PS suisse Christian Levrat est venu soutenir Pierre-Yves Maillard, tout en précisant que le PS avait «un problème de luxe» puisqu'il dispose de candidats tous «excellents» pour le Conseil fédéral, avec Alain Berset, Stéphane Rossini et Marina Carobbio Guscetti.
Tirant un bilan «positif» des élections fédérales pour le PS, Christian Levrat a dit porter «une attention particulière» sur le canton de Vaud et son parti radical en vue du deuxième tour au Conseil des Etats. Le PRD, dont la candidate Isabelle Moret est alliée à l'UDC Guy Parmelin, s'est «soumis à l'UDC et cautionne ses affiches nauséabondes».
Expérience utile à Berne
Le parti radical doit s'attendre «à payer une addition claire de cette stratégie erronnée», selon le président du PSS. Reprenant son argumentaire présenté mercredi lors de l'annonce de sa candidature, Pierre-Yves Maillard a répété ensuite son engagement à réformer la Suisse comme le canton de Vaud l'a été à la sortie de la «grave crise» des années 90.
Le conseiller d'Etat s'est défendu d'être un «étatiste», affirmant que l'Etat ne devait «pas tout régenter» car «la lourdeur bureaucratique» menace dans un tel système. Il faut laisser «de la liberté aux acteurs sur le terrain», mais le peuple doit pouvoir contrôler où va l'argent public, a déclaré Pierre-Yves Maillard.
Production industrielle
Le candidat a également plaidé pour la place économique suisse et le secteur de la production industrielle, en référence notamment à la décision de Novartis de supprimer des centaines d'emplois. Il a dénoncé «la monoculture économique», où règneraient uniquement «les centres commerciaux et les services financiers».
Les sections cantonales du PS ont jusqu'à lundi pour présenter des candidats. Le groupe socialiste se réunira le 4 novembre pour une séance extraordinaire, puis les 25, 26 et enfin le 6 décembre pour se déterminer en vue de l'élection au Conseil fédéral du 14 décembre.
(ats)






















