Une info à nous transmettre? Une histoire à nous raconter? Ecrivez-nous à
web@20minutes.ch 
Berne
13 décembre 2011 07:42; Act: 14.12.2011 17:39 Print
Une gifle pour l'UDC
Derrière l'élection d'Alain Berset se cache le désaveu du premier parti de Suisse. Le renouvellement du Conseil fédéral est un échec cinglant pour l'UDC.
Le parti n'a réussi à déloger aucun ministre en poste et n'a pas perturbé l'élection du socialiste Alain Berset, seul nouveau venu au gouvernement. Une question reste ouverte: son passage dans l'opposition.
Malgré la grande agitation avant le renouvellement du Conseil fédéral, aucun bouleversement ne s'est donc produit. Le Parlement a préféré miser sur la continuité et compléter l'exécutif par un candidat du sérail.
Sous la Coupole, Alain Berset, 39 ans, est considéré comme un poids lourd dans son groupe et comme Romand écouté au Conseil des Etats, dont il a assumé la présidence en 2009. Sa connaissance des dossiers économiques en a fait un orateur incontournable depuis que la crise financière a éclaté.
Le Fribourgeois était donné comme favori. Son élection pour succéder à la démissionnaire Micheline Calmy-Rey a été la seule un peu disputée du jour. Mais il n'a suffi que de deux tours à l'économiste pour remporter la mise avec 126 voix, soit trois de plus que la majorité absolue.
Au grand dam de l'Arc lémanique, le conseiller d'Etat vaudois Pierre-Yves Maillard a dû se contenter de 63 suffrages, l'UDC Jean- François Rime de 54. Au premier tour, les deux candidats malheureux étaient arrivés à égalité avec 59 voix, la Tessinoise Marina Carobbio, écartée par son parti lors des primaires, en grappillant 10.
Pas de suspense
Pour les conseillers fédéraux sortants, les choses sont allées encore plus vite. Après la réélection sans surprise de Doris Leuthard, plébiscitée avec 216 voix, la PBD Eveline Widmer-Schlumpf n'a pas eu de peine à conserver son siège. Elle a même été brillamment élue à la présidence de la Confédération avec 174 voix (211 valables).
C'est pourtant son siège que l'UDC visait au premier chef en invoquant la concordance et le poids électoral insuffisant du PBD pour siéger au gouvernement. Le soutien du PLR n'y a pas suffi.
A eux deux, UDC et PLR disposaient d'un potentiel de 102 voix, les deux candidats démocrates du centre n'ont guère mobilisé au-delà. Le Thurgovien Hansjörg Walter a recueilli 63 voix, le Fribourgeois Jean-François Rime 41. Eveline Widmer-Schlumpf a confortablement conservé son fauteuil par 131 voix sur 239 valables.
L'unique ministre UDC Ueli Maurer a lui aussi été confirmé sans problème dans ses fonctions par 159 voix sur 226 bulletins valables. Il a égaré 41 voix au profit de Hansjörg Walter et 13 en faveur du conseiller aux Etats écologiste Luc Recordon.
L'UDC a laissé passer un siège avant de régler ses comptes après de vives discussions entre partis dans les travées du National. Cela a permis au ministre de l'intérieur libéral-radical Didier Burkhalter de conserver son fauteuil avec le très bon score de 194 voix sur 232 bulletins valables.
Attaque tous azimuts
Le parti de Christoph Blocher n'a annoncé qu'ensuite qu'il attaquerait tous les sièges restants avec Jean-François Rime, le Thurgovien Hansjörg Walter n'étant plus dans la course. «En élisant Eveline Widmer-Schlumpf, vous avez rompu la concordance», a justifié le chef de groupe Caspar Baader à l'adresse de la gauche, du PDC et de «plusieurs libéraux-radicaux».
Faux, a répliqué la cheffe du groupe PLR Gabi Huber, accusant à son tour l'UDC de briser la concordance en s'en prenant au libéral- radical Johann Schneider-Amman.
Echec total
Les démocrates du centre ont continué de faire chou blanc. La socialiste Simonetta Sommaruga a été réélue avec 179 voix sur 242 bulletins valables, ne concédant que 61 suffrages à Jean-François Rime, soit le total du groupe UDC. Le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann n'a pas plus tremblé: il a été confirmé par 159 voix sur 234 bulletins valables, contre 64 voix à son concurrent UDC.
Maigre consolation, l'UDC a réussi à obtenir la vice-présidence du Conseil fédéral à son représentant Ueli Maurer. Mais le ministre de la défense n'a été élu que par 122 voix sur 170 valables. Ses jours au gouvernement pourraient en outre être comptés, si son parti décidait de se venger en quittant l'exécutif après la gifle de mercredi.
(20 minutes/ats)
Fragen und Antworten rund um die Kommentar-Funktion
«Warum dauert es manchmal so lange, bis mein Kommentar sichtbar wird?»
Unsere Leser kommentieren fleissig - durchschnittlich gehen Tag für Tag 4000 Meinungen zu allen möglichen Themen ein. Da die Verantwortung für alle Inhalte auf der Website bei der Redaktion liegt, werden die Beiträge vorab gesichtet. Das dauert manchmal eben einige Zeit.
«Gibt es eine Möglichkeit, dass mein Beitrag schneller veröffentlicht wird?»
Wer sich auf 20 Minuten Online einen Account zulegt und als eingeloggter User einen Beitrag schreibt oder auf einen Kommentar antwortet, der wird vorrangig behandelt. Hat ein eingeloggter User bereits viele Kommentare verfasst, die freigegeben wurden, so werden seine neuen Beiträge mit oberster Priorität behandelt.
«Warum wurde mein Kommentar gelöscht?»
Womöglich wurde der Beitrag in Dialekt verfasst. Damit alle deutschsprachigen Leser den Kommentar verstehen, ist Hochdeutsch bei uns Pflicht. Sofort gelöscht werden Beiträge, die Beleidigungen, Verleumdungen oder Diffamierungen enthalten. Auch Kommentare, die aufgrund mangelnder Orthografie quasi unlesbar sind, werden das Licht der Öffentlichkeit nie erblicken. (oku)
Haben Sie allgemeine Fragen zur Kommentarfunktion?
Schreiben Sie an feedback@20minuten.ch
Hinweis: Wir beantworten keine Fragen, die sich auf einzelne Kommentare beziehen.
L'espace commentaires des articles de plus de 72 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires qui nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.
-
Tous les 249 Commentaires


























La presse a suffisament comploté
A voir les censures et les partis pris organisés par la presse, le 2ème complot, pas encore avoué, est évident. En plus la Salerno ne doit pas être la seule à payer des intervenants sur le net pour manipuler les lecteurs. L'UDC a présenté des mous pour faire la démonstration qu'il n'y avait aucune volonté de concordance. Ce faisant LES AUTRES PARTIS DEMONTRENT QU'IL REPRESENTENT UNE DICTATURE, celle de la gauche et de ses avatars néo-marxistes qui squattent dans les autres partis. Et cet empoté de Blocher n'a encore rien remarqué.
Poulet sans tête !
Ben oui, hélàs, alors qu'elle avait en mains des atouts sérieux et justifiés, la direction de l'UDC s'est entêtée dans une stratégie ridicule en ne présentant personne contre la néo-socialiste EWS, puis en lançant dans la mêlée ce pauvre Rime qui n'y a rien compris. La masse votante de l'UDC est déçue et va exiger de grands changements au sein d'une direction complètement dépassée. De plus,au vu des infâmes magouilles parlementaires, on se sent de plus en plus déterminés à demander une élection du CF par le peuple.Certainement pas pire que l'actuelle mascarade.
Gauche comme Droite...
L'attitude de TOUS les partis a été scandaleuse ; d'un côté une UDC arrogante dirigée par un petit club de dinosaures qui n'a guère établit de stratégie plausible, de l'autre un PS et un PLR plus qu'arrogant, défendant de connivence ardemment leurs petits privilèges et justifiant leurs agissement en prétendant que la concordance "n'est qu'une question d'interprétation" (alors qu'il s'agit d'une formule arithmétique très simple et invariable), la réélection dincompétents, tous partis confondus... Bref, une belle mascarade où le Peuple est, une fois encore, perdant.