Municipales - GE

17 avril 2011 15:38; Act: 17.04.2011 21:55 Print

Statu quo en Ville de Genève

En Ville de Genève, la droite n'a rien pu faire contre le rouleau compresseur de la gauche, qui a réussi à placer dimanche ses quatre candidats à l'exécutif.

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Les Genevois étaient appelés aux urnes, ce dimanche. (Photo: Keystone)

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Une faute?

Le radical sortant conserve son siège alors que, sans surprise, le MCG rate son entrée, faute d'alliance.

Le socialiste Sami Kanaan, bras droit du magistrat sortant Manuel Tornare, réalise le meilleure score (19'513 voix). Viennent ensuite la maire socialiste Sandrine Salerno (19'288), la Verte Esther Alder (19'196) et le magistrat d'Ensemble à gauche Rémy Pagani (18'987).

Le magistrat sortant radical Pierre Maudet a flirté pendant longtemps avec la barre fatidique du quorum de 33%. Il termine finalement avec 15'418 suffrages, loin devant la libérale Florence Kraft-Babel (11'496). Se placent ensuite Michel Chevrolet (PDC), Carlos Medeiros (MCG), Soli Pardo (MCG) et Eric Bertinat (UDC).


Erreur stratégique


Ces résultats en Ville de Genève sont à l'image de ceux du conseil municipal de mars, où le bloc de gauche avait raflé 46% des suffrages, perdant toutefois la majorité. Avec ses 28%, l'Entente ne pesait pas lourd pour tenter de conquérir un deuxième siège. La stratégie des libéraux, qui ont placé leur candidate sur une liste commune avec l'UDC, n'y a rien fait.

Ce coup de poker n'était pas du goût des autres partenaires de l'Entente traditionnelle. Et les électeurs, déboussolés par ces divisions internes, l'ont vraisemblablement sanctionné dans les urnes. «Nous avons voulu partir divisés à droite. C'était une erreur», a admis le président du parti libéral genevois Cyril Aellen.


Le MCG à Onex


Le MCG qui avait fait sensation en mars en décrochant onze sièges au délibératif de la première ville du canton a, faute d'alliance, échoué à placer un de ses deux candidats à l'exécutif. Cet isolement politique lui coûte aussi dans neuf autres communes, où le parti populiste présentait des candidats. Seul le président du parti, Eric Stauffer, a réussi entrer dans l'exécutif de sa commune d'Onex.

Dans les villes, tous les feux étaient tournés vers Vernier, où des alliances improbables avaient été conclues. C'est finalement celle des Verts et des socialistes avec les libéraux qui a gagné en éjectant le MCG sortant Thierry Cerutti. Le parti antifrontaliers perd ainsi son premier fauteuil, conquis en 2007 dans un exécutif communal.


Faible participation


Les Verts ont percé dans plusieurs communes. Ils réussissent à faire basculer les exécutifs de Meyrin, d'Onex et de Carouge à gauche. Avec trois magistrats à gauche, Carouge fait d'ailleurs figure d'exception dans le canton.

Les écologistes parviennent aussi un coup de force à Chêne- Bougeries, où son magistrat met fin la suprématie libérale. Quant aux Vert'libéraux, derniers venus sur la scène politique genevoise, ils n'ont pas remporté le seul fauteuil pressenti - à Plan-les- Ouates.

Avec un taux de 36,5%, ce scrutin n'a pas mobilisé les électeurs. La faute au nombre records de listes (225) qui a peut-être découragé certains, a analysé la chancelière d'Etat.

(ats)