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Présidentielle américaine
05 septembre 2012 06:31; Act: 05.09.2012 11:52 Print
Une ovation pour Michelle Obama à Charlotte
Les démocrates ont réservé un triomphe mardi à Michelle Obama qui a brossé un portrait laudateur de son mari Barack dans un discours émotionnel.
Le discours de Michelle Obama a été apprécié à la convention démocrate de Charlotte (Caroline du Nord). (photo: Reuters)
La «First Lady» a reconnu que le changement promis par son époux avait mis du temps à se concrétiser. Elle a exhorté les Américains à lui accorder un nouveau mandat.
Le maire de San Antonio électrise la convention démocrateLe jeune maire d'origine mexicaine Julian Castro, étoile montante du parti, a galvanisé les troupes mardi soir à la convention démocrate, affirmant que le candidat républicain Mitt Romney à la Maison Blanche «ne comprend pas».
«Mitt Romney, c'est tout simple, il ne comprend pas», a lancé M. Castro, maire de la ville de San Antonio, au Texas (sud), dans un discours prononcé devant les milliers de délégués démocrates réunis à Charlotte (Caroline du Nord) et des millions de téléspectateurs américains.
«Je pense que c'est un homme sympathique. Mais il ne réalise pas combien cela a été facile pour lui», a ajouté M. Castro, 37 ans, faisant référence à l'enfance dorée du républicain, fils de gouverneur.
Il s'en est également pris aux propositions économiques de Romney, qui selon lui non seulement «seraient comme un coup de massue sur la classe moyenne, mais la ferait disparaître». Le jeune maire a également utilisé ce discours pour se présenter aux Américains.
«Au final, le rêve américain n'est pas une course de vitesse ni un marathon, c'est un relais. Nos familles ne traversent pas toujours l'aire d'arrivée le temps d'une seule génération», a-t-il dit, se disant lui-même le produit d'une génération née «après la fin de la Guerre froide, marquée par la tragédie du 11-Septembre et par la révolution de l'internet».
M. Castro, dont l'intervention était programmée juste avant la Première dame Michelle Obama, s'était vu attribuer le «keynote speech», l'un des discours phare de toute convention et qui est traditionnellement réservé à la génération montante.
Il y a huit ans en 2004, l'actuel président Barack Obama, alors jeune élu de l'Illinois, avait lui aussi obtenu cette distinction lors de la convention du Parti démocrate à Boston. Le maire a été présenté par son frère jumeau Joaquin Castro, lequel est candidat à la Chambre des représentants en novembre.
Né aux Etats-Unis, Julian Castro a été élevé par sa grand-mère, la première du clan à immigrer du Mexique au Texas, et sa mère qui a été une militante du mouvement chicano dans les années 1970. Son père est lui aussi d'origine mexicaine.
Elu en 2009 maire de San Antonio, une métropole texane située près de la frontière mexicaine, M. Castro avait été réélu en 2011 avec presque 83% des voix, et représente une nouvelle génération de personnalités politiques hispaniques aux Etats-Unis.
Le discours de la populaire épouse de Barack Obama a été le clou de la première journée de la Convention nationale démocrate de Charlotte, en Caroline du Nord. Le candidat républicain Mitt Romney a lui été constamment vilipendé par les nombreux orateurs.
«Nous devons une fois encore nous rassembler, et nous dresser pour l'homme en lequel nous pouvons croire pour faire avancer ce pays», a affirmé la première dame des Etats-Unis. Mme Obama a été accueillie par une ovation d'une minute et demie des 6000 délégués.
Après quatre ans à la présidence, Barack Obama est «le même homme», a-t-elle insisté. Elle a fait l'éloge d'un président qui, a- t-elle dit, partage les valeurs de très nombreux Américains: travail, éducation, honnêteté, intégrité.
Sans le nommer mais offrant un contraste avec M. Romney, Mme Obama a aussi rappelé les origines modestes de son couple. «Pour Barack, le succès ne se mesure pas à combien d'argent vous gagnez, mais à la différence que vous faites dans la vie des gens», a affirmé la «First Lady».
Espoir
Auparavant, les démocrates ont lancé des attaques tous azimuts contre M. Romney. A ce jeu, le jeune maire de San Antonio Julian Castro n'a pas déçu ceux qui voyaient en lui un grand espoir du parti.
Il a prononcé un discours introductif (»keynote speech») exaltant les origines modestes de sa famille, en particulier sa grand-mère arrivée du Mexique et sa mère qui a lutté «pour que je puisse tenir ce micro au lieu d'un balai».
L'un des intervenants les plus offensifs envers Mitt Romney a été Harry Reid. Le chef de file de la majorité démocrate au Sénat américain a une nouvelle fois reproché au candidat républicain son refus de publier davantage de déclarations de patrimoine.
Mitt Romney a également subi une attaque posthume: celle du sénateur Ted Kennedy, décédé en 2009 et vainqueur en 1994 d'une élection face à M. Romney dans le Massachusetts. Une vidéo extraite d'un débat télévisé de l'époque a ravi l'assistance: on y voit le républicain se dire en faveur de l'avortement, alors qu'il a depuis adopté une position hostile aux IVG.
Clip des républicains
Au moment où s'ouvrait la Convention du Parti démocrate, un clip publicitaire des républicains a été diffusé. La vidéo attaque Barack Obama pour sa gestion de l'économie du pays. La dette vient d'atteindre les 16'000 milliards de dollars.
Le clip publicitaire reprend des propos antérieurs de Barack Obama dans lesquels il promet de réduire de moitié la dette du pays avant la fin de son premier mandat. La dette des Etats-Unis était estimée à 10'600 milliards de dollars lorsque M. Obama est entré à la Maison Blanche il y a quatre ans.
Le camp républicain a également critiqué la convention. Il a accusé les démocrates présents de mettre en avant des thèmes de société afin de détourner l'attention de la situation économique.
«Lors de la première soirée de la convention du président Obama, pas un seul intervenant n'a prononcé les mots: 'la situation des Américains est meilleure qu'il y a quatre ans'», a dit Andrea Saul, porte-parole de Mitt Romney.
Mort d'Oussama ben Laden
Les démocrates se sont pourtant employés à défendre le bilan du président sortant, marqué notamment par la mort d'Oussama ben Laden ou encore le sauvetage de l'industrie automobile.
Si l'ancien président Bill Clinton sera la vedette de la soirée de mercredi, le point d'orgue de la convention interviendra jeudi soir, quand M. Obama prononcera son discours d'investiture dans un stade de 73'000 places. M. Obama, attendu mercredi à Charlotte, a conclu mardi par la Virginie une tournée au pas de course qui l'a fait passer par plusieurs Etats-clés sur la carte électorale.
Une partie du discours de Michelle Obama:
(ats/afp)

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