Enlèvement d'enfants en Haïti

09 février 2010 19:12; Act: 10.02.2010 07:45 Print

Il a donné son fils contre «des soins médicaux»Il a donné son fils contre «des soins médicaux»

Le juge haïtien chargé de l'affaire des dix Américains poursuivis pour enlèvement d'enfants a entendu mardi des parents haïtiens.

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Outre les 150 000 morts déjà recensés, les autorité haïtiennes craignent que 200 000 autres corps ne soient encore enfouis sous les décombres. Cet homme de 23 ans a été ressorti des décombres après 11 jours. Ces orphelins haïtiens ont été transférés en France le 21 janvier pour y être adoptés. Des hommes s'énervent devant un centre de distribution de nourriture à Port-au-Prince, le 21.01.2010. Cet homme se protège des odeurs de cadavres avec des pelures d'orange. Des médecins de l'aide humanitaire suisse, le 21.01.2010. L'assistant médical Suisse, Christoph Scharf, soutient une fillette blessées à Port-au-Prince. Des secours libèrent un garçon de deux ans mardi 19 janvier dans les décombres, une semaine après le séisme. Par certains endroits, l'aide humanitaire arrive par les airs. Une dame de 69 ans, Ena Zizi, a été retrouvée vivante mardi 19 janvier dans les décombres, une semaine après le séisme. Ena se trouvait dans la cathédrale de Port-au-Prince. Hotteline Lozama a été sortie des décombres sept jours après le tremblement de terre. Nadine Cardoso-Riedl, 62 ans, La copropriétaire allemande de l'hôtel Montana de Port-au-Prince qui s'est effondré lors du séisme, a été sauvée après avoir passé quatre jours sous les décombres. Déshydratée mais indemne Nadine Cardoso-Riedl doit sa vie à un SMS qu'elle a envoyé sous les décombres. Une centaine de personne se sont réunises dimanche 17 janvier pour célébrer une messe. La vie reprend tant bien que mal le dimanche 17 janvier dans la ville de Jacmel au sud ouest de Port-au-Prince Un journaliste a assisté samedi soir au dégagement d'une étudiante de 29 ans, Saint-Hélène Jean-Louis, 97 heures après le séisme qui l'avait ensevelie mardi. Des survivants sont sortis des décombres. Les cadavres sont nombreux à joncher les rues. Les recherches se poursuivent pour découvrir des survivants. Vue aérienne de Port-au-Prince: la désolation règne en Haïti La cathédrale de la capitale haïtienne est complètement détruite. Pour être à l'abri, les gens se rassemblent sur la pelouse d'un stade de foot. Un technicien du RENASS, le Réseau National de Surveillance Sismique en France pointe l'enregistrement du séisme sur son graphique. Le Palais présidentiel de Port-au-Prince a été totalement détruit. Le Palais présidentiel de Port-au-Prince alors qu'il tenait encore debout Les secours s'organisent. Des Haïtiens tentent de joindre leurs proches. Un tremblement de terre a secoué Haïti, mardi 12 janvier. Le séisme a atteint 7 sur l'échelle de Richter. De nombreux bâtiments ont été touchés. Le nombre des victimes pourrait être important. Une image de l'agence géologique américaine montre la région d'Haïti et l'échelle de Richter, en dessous.

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Un père a notamment expliqué avoir donné son fils aux ressortissants américains parce qu'il avait besoin de soins médicaux.

Cet homme, qui n'a pas voulu divulguer son nom, a expliqué à son arrivée, avant d'être interrogé, qu'il avait donné son fils de 15 ans «pour des soins médicaux, parce qu'il a eu une fracture du pied dans le tremblement de terre» du 12 janvier.

«La maison a été partiellement détruite», a raconté cet habitant du quartier Delmas, dans la capitale. Il a précisé que son fils était toujours pris en charge par l'ONG SOS Villages d'enfants, qui s'occupe des 33 enfants que les dix Américains ont tenté de faire passer en République dominicaine sans papiers d'identité le 29 janvier dernier.

Un correspondant de l'AFP a vu trois parents se présenter au tribunal pour rencontrer le juge.

Pas orphelins

Les dix Américains ont été inculpés la semaine dernière d'«enlèvement de mineurs et association de malfaiteurs». Ils ont expliqué avoir agi avec de bonnes intentions, croyant que les enfants étaient orphelins, mais certains parents ont déclaré de leur côté qu'ils avaient conclu avec eux un accord pour leur laisser les enfants.

Lundi, le juge a interrogé cinq membres de ce groupe de baptistes, dont sa porte-parole, Laura Silsby, qui a déclaré ensuite qu'elle avait «confiance en Dieu» quant à l'issue de l'affaire.

Mardi, d'autres membres de ce groupe appartenant à une association caritative de l'Idaho ont été amenés au tribunal pour être entendus par le juge.

(ats/afp)