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Enlèvement d'enfants en Haïti
09 février 2010 19:12; Act: 10.02.2010 07:45 Print
Il a donné son fils contre «des soins médicaux»
Le juge haïtien chargé de l'affaire des dix Américains poursuivis pour enlèvement d'enfants a entendu mardi des parents haïtiens.
Un père a notamment expliqué avoir donné son fils aux ressortissants américains parce qu'il avait besoin de soins médicaux.
Une femme nourrit son bébé.(photo: Reuters)
Suspension de distribution de médicaments
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a suspendu mardi la fourniture de médicaments gratuits aux cliniques privées et aux ONG à Haïti, après avoir reçu des informations selon lesquelles certains patients devaient payer pour en bénéficier. «Seuls les hôpitaux publics vont continuer à recevoir les médicaments gratuitement» a déclaré la porte-parole Marie-Agnès Heine. «Tous les autres devront payer». /ats
Cet homme, qui n'a pas voulu divulguer son nom, a expliqué à son arrivée, avant d'être interrogé, qu'il avait donné son fils de 15 ans «pour des soins médicaux, parce qu'il a eu une fracture du pied dans le tremblement de terre» du 12 janvier.
«La maison a été partiellement détruite», a raconté cet habitant du quartier Delmas, dans la capitale. Il a précisé que son fils était toujours pris en charge par l'ONG SOS Villages d'enfants, qui s'occupe des 33 enfants que les dix Américains ont tenté de faire passer en République dominicaine sans papiers d'identité le 29 janvier dernier.
Un correspondant de l'AFP a vu trois parents se présenter au tribunal pour rencontrer le juge.
Pas orphelins
Les dix Américains ont été inculpés la semaine dernière d'«enlèvement de mineurs et association de malfaiteurs». Ils ont expliqué avoir agi avec de bonnes intentions, croyant que les enfants étaient orphelins, mais certains parents ont déclaré de leur côté qu'ils avaient conclu avec eux un accord pour leur laisser les enfants.
Lundi, le juge a interrogé cinq membres de ce groupe de baptistes, dont sa porte-parole, Laura Silsby, qui a déclaré ensuite qu'elle avait «confiance en Dieu» quant à l'issue de l'affaire.
Mardi, d'autres membres de ce groupe appartenant à une association caritative de l'Idaho ont été amenés au tribunal pour être entendus par le juge.
(ats/afp)

























