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Otages suisses en Libye
28 janvier 2010 17:02; Act: 28.01.2010 18:20 Print
Max Göldi s'est aussi rendu à son procès
Max Göldi est sorti de la représentation suisse en Libye pour assister jeudi à l'audience de son procès en appel pour «séjour illégal», a indiqué le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Il a pu ensuite regagner les locaux de l'ambassade suisse.
Le verdict est agendé au 4 février.
Max Göldi a imité Rachid Hamdani, son compagnon d'infortune.(photo: Keystone)
«Il est de retour à l'ambassade» a indiqué Adrian Sollberger, porte-parole du DFAE, revenant sur une information de la RSR. «C'est extrêmement satisfaisant qu'il ait pu regagner l'ambassade sans être été arrêté», a ajouté Manon Schick, porte- parole d'Amnesty International.
Manon Schick, qui est en contact avec les familles des otages, a également indiqué que «le verdict sera communiqué le 4 février».
La RSR indique que des représentants d'ambassades étrangères, dont celle d'Allemagne, ont accompagné M. Göldi. Le DFAE, tout comme Amnesty International, n'ont pas confirmé cette information.
Rachid Hamdani, son compagnon d'infortune, avait également décidé d'assister dimanche à son procès en appel pour le même motif.
Auparavant, ni l'un ni l'autre n'avait assisté aux audiences par crainte d'être arrêté à leur sortie de l'ambassade où ils sont réfugiés. Ils exigeaient des garanties écrites pour assurer leur retour dans les murs de la représentation suisse.
«Pas de changement de stratégie»
Manon Schick a salué la présence de Max Göldi comme «une étape, qui permet d'avancer vers une libération prochaine». «Le travail en justice peut se faire: on est plus dans une période de renvois de procès.» a-t-elle ajouté. Elle a toutefois réfuté qu'il s'agisse d'un changement de stratégie des deux hommes.
«Ils étaient prêts dès le début à collaborer avec la justice», a- t-elle indiqué. «Ce n'est pas eux qui portent la responsabilité» de leur absence à leur procès, a expliqué la porte-parole de l'ONG suisse.
Les deux hommes «ne voulaient pas contrer la justice»: il s'agissait pour eux d'»être sûrs de ne prendre aucun risque en quittant l'ambassade» a relevé Manon Schick.
Garanties obtenues
C'est l'obtention de garanties par les deux hommes qui a changé la donne. «Sans garantie, ils ne seraient pas sortis de l'ambassade», a fait remarquer Manon Schick, qui relève qu'»ils ont reçu d'une façon ou d'une autre l'information qu'ils ne seraient pas arrêtés, et ils ont décidé de se rendre au procès». Manon Schick a indiqué ne pas connaître le contenu de ces garanties.
Les deux hommes d'affaires ont été condamnés par contumace le 30 novembre, à 16 mois ferme pour «séjour illégal» dans ce pays. Prévu initialement le 22 décembre, leur procès en appel avait été reporté à plusieurs reprises, le juge libyen exigeant leur présence.
(ats)
























