Affaire Kadhafi

30 janvier 2010 14:44; Act: 30.01.2010 22:29 Print

Max Göldi a obtenu des garanties pour quitter l'ambassadeMax Göldi a obtenu des garanties pour quitter l'ambassade

L'un des deux otages suisses en Libye, Max Göldi, a assisté samedi à son procès pour «activités économiques illégales».

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Son compagnon d'infortune, Rachid Hamdani, doit comparaître dimanche dans ce dossier. Le juge libyen a annoncé qu'il rendrait son verdict concernant M. Göldi le 6 mars.

Après sa comparution, Max Göldi a pu regagner l'ambassade, a indiqué à l'ATS un porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), sans donner plus de précisions. L'avocat des deux Suisses, Salah Zahaf, a de son côté déclaré à la presse que le verdict concernant M. Göldi tomberait le 6 mars.

Le procès avait été repoussé à trois reprises car la justice libyenne demandait la présence de l'homme d'affaires suisse. Mais faute de garanties de pouvoir retourner à l'ambassade de Suisse, où il est réfugié, il ne s'était pas rendu aux audiences.

Max Göldi, tout comme l'autre otage Rachid Hamdani, a toutefois reçu la semaine dernière les garanties nécessaires. Accompagnés de diplomates de plusieurs pays de l'Union européenne, les deux Suisses ont ainsi pu se rendre à leur second procès, en appel celui-là, pour «violation des règles sur les visas». Un premier verdict les avaient tous deux condamnés à seize mois de prison.

«On avance par étape»

Selon Amnesty International, la comparution des deux hommes constitue «une étape, qui permet d'avancer vers une libération prochaine». «Le travail en justice peut se faire: on est plus dans une période de renvois de procès», avait déclaré jeudi à l'ATS une porte-parole de l'ONG, Manon Schick.

Le second otage suisse, Rachid Hamdani, doit comparaître dimanche dans le procès pour «activités économiques illégales». C'est aussi à cette date que la justice libyenne devrait rendre son verdict dans le procès en appel pour «violation des règles sur les visas».

Parallèlement, les efforts se poursuivent en vue de trouver une solution à la crise. La conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey a notamment évoqué la question libyenne vendredi à Davos avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa. Celui-ci a déclaré qu'il allait «voir ce qu'(il pouvait) faire».

(ap)