Affaire Kadhafi

23 janvier 2010 09:35; Act: 23.01.2010 09:39 Print

«Je doute de la volonté de la Libye de résoudre cette crise»«Je doute de la volonté de la Libye de résoudre cette crise»

Hans-Rudolf Merz, passablement contesté l'année dernière dans l'affaire des deux otages suisses en Libye, doute de la volonté de Tripoli de résoudre la crise.

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Interrogé sur l'apparent blocage du cas des deux Suisses, le conseiller fédéral répète que la situation est très difficile. «De plus en plus, je doute de la volonté de la Libye de résoudre cette crise», a-t-il déclaré dans une interview à la «Tribune de Genève» et «24 heures» parue samedi.

Après l'échec de sa mission en août dernier en Libye, alors qu'il était président de la Confédération, le ministre constate que le dossier s'est compliqué. «Aujourd'hui, nous devons revoir notre stratégie en permanence. Négociation et fermeté, nous avons tout essayé. Je ne sais pas quelle est la meilleures solution», a-t-il concédé.

Il n'attend rien de Genève

Il dit ne plus rien attendre des autorités du canton de Genève: «Ce serait trop tard maintenant». «Nous devons continuer de négocier avec la Libye. Et espérer que Genève nous laisse travailler en paix. C'est le cas d'ailleurs», a ajouté le conseiller fédéral.

Revenant sur les excuses qu'il a présentées l'été dernier pour l'arrestation du couple Kadhafi à Genève, M. Merz est convaincu qu'il fallait le faire. «Dès le début, il était clair que nous devrions nous excuser. C'était clairement indiqué et Mme Calmy-Rey (Micheline Calmy-Rey, cheffe du Département fédéral des affaires étrangères, ndlr.) le sait».

Les deux Suises sont retenus en Libye depuis juillet 2008. Ils sont accusés par les autorités libyennes d'infraction aux règles sur les visas et d'activités commerciales illégales. Les deux hommes, condamnés à 16 mois de prison pour séjour illégal, sont réfugiés à l'ambassade de Suisse à Tripoli.

(ats)