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Affaire Kadhafi
05 septembre 2009 09:02; Act: 05.09.2009 16:27 Print
La crise peut durer encore «des années»
La crise entre la Suisse et la Libye peut durer des années, estime samedi un chercheur français.
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Ce scénario est le plus probable «si le dossier est bien entretenu côté libyen», affirme Luis Martinez, qui estime que la Suisse doit plutôt choisir la fermeté.
Dans une interview au «Temps», Luis Martinez esquisse trois scénarios. «Le premier est l'engrenage dans lequel la Suisse et la Libye se trouvent aujourd'hui, d'attente en attente, d'accusation en accusation», explique le directeur de recherche au Centre d'études et de recherches internationales (CERI) de Paris.
«La Libye peut libérer l'un des Suisses et pas l'autre, trouver mille et un prétextes car elle n'aura jamais ressenti la moindre forme de rétorsion de la part de la Suisse. Tout le bénéfice est pour elle», ajoute-t-il.
Le chercheur français craint que ce scénario «ne soit le plus probable». Il ne «croit pas trop» à une deuxième possibilité: que la Suisse profite d'une «solidarité» de l'Europe et des Etats-Unis, comme l'a fait la Bulgarie dans la crise des infirmières bulgares.
Fermeté
L'expert du CERI privilégie pour sa part une autre piste: la fermeté. Que la Suisse «décide d'aller jusqu'au bout de la crise politique que semble vouloir la Libye et utilise tous les moyens juridiques possibles».
«Je crois que si l'affaire n'est pas résolue à la fin 2009 (...) il serait bon qu la Suisse se donne six mois sans relations avec la Libye puis qu'elle définisse son agenda: qu'elle affirme que ses deux ressortissants sont des otages, qu'elle porte plainte auprès du Conseil de sécurité de l'ONU et qu'ensuite elle lance des procédures civiles d'engagement contre les responsables libyens accusés de séquestrer ces personnes».
Parallèlement, Berne devrait afficher sa «détermination» en intervenant sur les chaînes arabes, en médiatisant les familles des otages et en obtenant le soutien d'officiels ou de religieux musulmans.
Le régime de Tripoli, qui «n'aime pas aller au clash», cherchera alors à «ne pas perdre la face» et s'engagera dans la recherche d'une solution à l'amiable, estime Luis Martinez.
Offrir une ouverture
Arnold Hottinger, ancien correspondant de la «Neue Zürcher Zeitung» au Proche-Orient, met lui aussi l'accent sur la fierté libyenne. Au lieu de jouer la carte juridique, la Suisse devrait plutôt faire preuve d'»habileté» diplomatique. «L'Etat de droit ne veut rien dire en Libye. Il faut regarder comment on peut calmer Kadhafi», explique-t-il au «Tages-Anzeiger» et au «Bund».
Selon lui, il faut une ouverture pour permettre au dirigeant libyen de se mettre en scène. Dans ce contexte, le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz a commis une «erreur» en ne rencontrant pas Mouammar Kadhafi lors de son voyage en Libye.
«Kadhafi voulait un président. Merz arrive, discute d'abord avec des subordonnés. On lui dit qu'il peut aussi parler avec Kadhafi - et Merz repart. Kadhafi a été furieux», affirme M. Hottinger. Le président de la Confédération aurait dû envisager d'attendre d'être reçu par le maître de Tripoli - quitte à attendre plusieurs jours.
Arbitrage délicat
Cela ne signifie pas se laisser humilier par Tripoli, précise le journaliste. Et de comparer cette affaire à une querelle entre tribus, qui doit être réglé par un arbitre. «Cela doit être mené à bien de façon à ce que Kadhafi ne perde pas la face», dit-il.
Mais il est important que ce tribunal arbitral international cherche à réconcilier les deux parties, et non à condamner, avertit- il. Car «s'il prend position contre la Libye, Kadhafi prendra d'autres personnes en otages».
(ats)
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Tous les 1141 Commentaires



























Fin du régime ! Et victoire au peuple
Fin du régime ! Et victoire pour le peuple Lybian. Bravo au peuple Lybian d'avoir enfin pris les armes pour une démocratie comme (espérons) comme la Suisse ! La Suisse s'apprête à débloquer les fonds libyens gelé en février 650 millions de francs suisses dactifs appartenant à la Libye. A lEtat libyen plutôt quà Mouammar Kadhafi ou son clan, ce qui facilitera leur restitution. Un geste que la Suisse est prête à faire «rapidement» si les sanctions onusiennes sont levées. Quand je lis ce genre d'information dans la presse, je me dis que je suis fier d'être Suisse !
Fin du régime...
Voilà ce qui arrive quand on veut atomiser la Suisse...
une vraie diplomatie
une vraie comprehension de , l autre , est plus efficace , parfois pour avancer , dans un monde ou nous n avons qu une planete , savoire composer , avec d autres , cultures , de maniere attentive , vaut mieux , que ces ecarts , grandissants , qui seront fatal a notre civilisation dites humaine , c est vous qui le dite , et c est moi qui dit non ..... trop tard. l humanite , vous dites ..??