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Rachid Hamdani
07 février 2010 15:42; Act: 07.02.2010 16:36 Print
Blanchi, rien ne s'oppose à sa libération
L'otage suisse en Libye Rachid Hamdani, qui a été blanchi de toute accusation en Libye, devrait bientôt recouvrer la liberté, estime un expert du monde arabe.
Le sort du second Suisse retenu pourrait connaître bientôt le même dénouement, si toutefois Tripoli obtient un geste de Berne.
Plus rien n'empêche la sortie de Libye de Rachid Hamdani.(photo: Keystone)
Max Göldi doit encore attendre
Contrairement à M. Hamdani, Max Göldi doit encore attendre le verdict de son procès en appel à la suite de la condamnation pour «séjour illégal». Ce verdict devrait tomber le 11 février, selon Tripoli. A Berne, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) s'est borné à confirmer les sentences prononcées par la justice libyenne.
Théoriquement rien ne s'oppose à une libération de M. Hamdani, car il n'est pas obligé d'attendre les décisions de justice concernant l'autre Suisse retenu, Max Göldi, les cas étant séparés, a expliqué à l'ATS Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (CERNAM).
Le procureur libyen peut faire appel de cette relaxe, certes, mais il n'est pas dans l'intérêt des autorités judiciaires et politiques de s'opposer à cette décision, poursuit M. Abidi
«Car pour eux (les Libyens) le but est atteint: la justice a travaillé jusqu'au bout (...), montrant bien que, selon Tripoli, les procès intentés aux deux Suisses n'ont rien à faire avec l'arrestation d'Hannibal Kadhafi à Genève en juillet 2008», ajoute le chercheur.
«Maintenant, les Libyens attendent un geste suisse, pour ne pas dire genevois concernant les conditions de l'arrestation d'Hannibal Kadhafi», souligne M. Abidi. Toutefois, si M. Hamdani, qui est suisse mais également originaire d'un pays arabe, est relâché et que M. Göldi est retenu, l'opinion publique va le percevoir comme un discrimination, et Tripoli n'y a pas intérêt, analyse le directeur du CERNAM.
«La double relaxe de M. Hamdani ne peux donc qu'encourager le moral de M. Göldi, conclut Hasni Abidi.
(ats)
























