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Mali
17 mars 2013 10:17; Act: 17.03.2013 13:51 Print
Un cinquième soldat français tué
Le chef de l'Etat «salue avec émotion la détermination et le courage des forces françaises dans l'ultime phase, la plus délicate, de leur mission», exprimant sa «grande tristesse» après la mort de ce caporal d'infanterie.
Trois autres soldats français ont été blessés dans l'explosion de leur véhicule «sur un engin ennemi», dont «deux assez sérieusement», a précisé le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.
Cinq obus ou roquettes explosent près de GaoCinq obus ou roquettes ont explosé dans la nuit de samedi à dimanche à quelques kilomètres de Gao, sans faire de victimes, a-t-on appris dimanche de sources militaires. «Les cinq obus ou roquettes nous ont réveillé vers 03H20 (04H20 suisses). Ils ont atterri à un kilomètre des limites de nos positions», a déclaré une source militaire française à l'AFP.
L'incident a été confirmé par une source militaire malienne qui a indiqué que les tirs provenaient du nord-est de la ville.
Le soldat, un caporal de 24 ans, est «mort au combat» dans le massif des Ifoghas, près de la frontière algérienne, où l'armée française tente depuis plusieurs semaines de débusquer des jihadistes armés.
«C'est alors qu'il participait à une mission de fouille et de destruction de caches terroristes au sud de Tessalit», que le caporal «a vu son véhicule exploser sur un engin ennemi», a indiqué le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, également dans un communiqué.
Le caporal Alexandre Van Dooren était engagé au Mali depuis le 24 janvier. L'incident qui lui a coûté la vie n'a donné lieu à aucun accrochage avec des combattants islamistes réfugiés dans cette zone, indique le ministère.
Environ 4000 militaires français sont actuellement déployés au Mali, où de violents combats les opposent aux combattants islamistes dans le nord-est du pays.
Le président français a annoncé le 6 mars «une diminution du nombre de soldats» français déployés au Mali «à partir du mois d'avril».
François Hollande «adresse à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances et le respect de toute la Nation». Le ministre de la Défense a aussi exprimé son émotion après «la mort au combat du caporal Alexandre Van Dooren».
C'est dans ce contexte qu'une réunion internationale sur la sécurité dans la bande sahélo-saharienne entre représentants des pays voisins du Mali en guerre, de l'Union africaine (UA), de l'Union européenne (UE) et de l'ONU, s'est ouverte au niveau ministériel dimanche à Nouakchott.
Réunion en Mauritanie
Ses objectifs sont «de faciliter l'accomplissement de son mandat par la Misma», la force armée africaine présente au Mali, de «renforcer l'efficacité de la lutte contre le terrorisme à travers des mesures appropriées de surveillance des frontières et l'échange de renseignements», et «d'unifier une réflexion sur des arrangements opérationnels de sécurité».
Parallèlement au début du retrait des troupes françaises intervenues pour mettre hors d'état de nuire les islamistes qui occupaient le nord du Mali depuis des mois et menaçaient d'avancer vers le Sud, la Misma doit être remplacée à court terme par une force de stabilisation de l'ONU.
La Misma déploie actuellement au Mali environ 6300 soldats d'Afrique de l'Ouest et du Tchad.
La force de stabilisation de l'ONU pourrait mobiliser au total jusqu'à 10'000 hommes.
Aux forces essentiellement ouest-africaines déjà présentes au sein de la Misma qui inclut depuis peu le contingent de 2000 Tchadiens, pourraient s'ajouter d'autres unités, notamment burundaises et mauritaniennes.
L'ONU table sur la «présence complète» de sa «mission de stabilisation» en juillet pour remplacer la Misma et le gros de l'armée française, a déclaré samedi à Bamako Edmond Mulet, sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix.
M. Mulet a précisé qu'il était en mission au Mali pour «préparer un rapport spécial que le secrétaire général devra présenter au Conseil de sécurité avant la fin du mois». «Basé sur ce rapport, il est probable que le Conseil de sécurité puisse approuver une résolution pour créer une mission de stabilisation des Nations unies au Mali», a-t-affirmé.
Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait évoqué un vote au Conseil de sécurité en avril pour un déploiement de la force de l'ONU en juin.
(afp)

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