Affaire UBS

18 mars 2010 08:45; Act: 18.03.2010 11:26 Print

Ospel et ses «amis» bientôt blanchis?Ospel et ses «amis» bientôt blanchis?

Les membres de la direction générale de l'UBS sous l'ère Marcel Ospel devraient prochainement recevoir la décharge des actionnaires de la banque.

storybild

En cas d'acceptation de la décharge par les actionnaires, Marcel Ospel serait blanchi. (photo: Keystone)

  • par e-mail
Sur ce sujet
Une faute?
Signalez-la nous!
Envoyer

Le point figure à l'ordre du jour de l'assemblée générale du 14 avril à Bâle.

Les actionnaires de la grande banque en difficulté sont appelés à donner leur décharge non seulement pour l'exercice écoulé mais aussi pour 2008 et 2007, années pour lesquelles le vote avait été différé, situation exceptionnelle oblige. En cas d'acceptation, les responsables de la débâcle seront ainsi définitivement blanchis.

Passer à autre chose

La mesure devrait notamment profiter aux anciens présidents de l'UBS Marcel Ospel, en fonction jusqu'au printemps 2008 et qui incarne la descente aux enfers de la banque, et Peter Kurer, en poste un an jusqu'en avril 2009 et administrateur déjà auparavant.

Au niveau de la direction générale, la décharge concerne les présidents successifs Peter Wuffli (jusqu'en juillet 2007) et Marcel Rohner (jusqu'en février 2009). Le poste est occupé depuis treize mois maintenant par Oswald Grübel, ancien patron du Credit Suisse, chargé de redresser la barre.

Les dirigeants actuels, le président Kaspar Villiger et Oswald Grübel, avaient annoncé en décembre qu'ils n'intenteraient aucune poursuite judiciaire à l'encontre des personnes ayant précipité la banque dans l'abîme. L'UBS dit vouloir de la sorte clore le chapitre pour ne pas ajouter de publicité négative à sa situation.

Déboires américains

Les déboires de l'UBS viennent des Etats-Unis, où l'établissement a aidé des clients à frauder le fisc et s'est empêtré dans la crise du subprime (crédits hypothécaires à risque). Afin de sauver l'établissement d'un naufrage, outre une aide temporaire de la Confédération, des actifs toxiques ont été placés dans un fonds de stabilisation géré par la Banque nationale suisse (BNS) créé pour l'occasion.

Le ministère public du canton de Zurich a par ailleurs rejeté par deux fois des plaintes pénales émanant du Parti socialiste. Il a estimé qu'il n'y avait pas d'indice que la banque aurait eu un comportement répréhensible du point de vue du droit suisse dans ses activités aux Etats-Unis.

Reste l'éventuelle institution d'une commission d'enquête parlementaire (CEP) par les Chambres fédérales. Celle-ci aurait notamment pour tâche d'évaluer le comportement de l'Autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA).

Un nouvel administrateur

Le communiqué publié jeudi par l'UBS sur l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale signale encore la proposition de réélire dix membres du conseil d'administration. Parmi eux figurent l'ancien conseiller fédéral Kaspar Villiger (l'actuel président) et Bruno Gehrig, ancien vice-président de la BNS.

En cas de réélection, Michel Demaré, chef des finances d'ABB, accédera à la vice-présidence, en remplacement du patron de Fiat Sergio Marchionne. Les actionnaires se verront également proposer pour élection le patron de la compagnie aérienne allemande Lufthansa (Swiss), Wolfgang Mayrhuber.

De la sorte, le conseil d'administration aura été presque entièrement renouvelé en l'espace d'un an et demi. Onze des douze sièges prévus au maximum seront occupés, le dernier restant vacant en attendant le choix d'un nouveau titulaire «en temps voulu», selon l'UBS.

Les actionnaires voteront enfin sur la création d'un capital conditionnel d'un montant maximal de 38 millions de francs, conformément à une annonce antérieure.

(ats)

20min Login Facebook Connect
Fragen und Antworten rund um die Kommentar-Funktion
«Warum dauert es manchmal so lange, bis mein Kommentar sichtbar wird?»

Unsere Leser kommentieren fleissig - durchschnittlich gehen Tag für Tag 4000 Meinungen zu allen möglichen Themen ein. Da die Verantwortung für alle Inhalte auf der Website bei der Redaktion liegt, werden die Beiträge vorab gesichtet. Das dauert manchmal eben einige Zeit.

«Gibt es eine Möglichkeit, dass mein Beitrag schneller veröffentlicht wird?»

Wer sich auf 20 Minuten Online einen Account zulegt und als eingeloggter User einen Beitrag schreibt oder auf einen Kommentar antwortet, der wird vorrangig behandelt. Hat ein eingeloggter User bereits viele Kommentare verfasst, die freigegeben wurden, so werden seine neuen Beiträge mit oberster Priorität behandelt.

«Warum wurde mein Kommentar gelöscht?»

Womöglich wurde der Beitrag in Dialekt verfasst. Damit alle deutschsprachigen Leser den Kommentar verstehen, ist Hochdeutsch bei uns Pflicht. Sofort gelöscht werden Beiträge, die Beleidigungen, Verleumdungen oder Diffamierungen enthalten. Auch Kommentare, die aufgrund mangelnder Orthografie quasi unlesbar sind, werden das Licht der Öffentlichkeit nie erblicken. (oku)

Haben Sie allgemeine Fragen zur Kommentarfunktion?

Schreiben Sie an feedback@20minuten.ch
Hinweis: Wir beantworten keine Fragen, die sich auf einzelne Kommentare beziehen.

  • souris le 21.03.2010 22:43 Report dénoncer ce commentaire

    Impitoyable

    c'est pire que Dallas...plus t'a de fric, plus t'en veux au détriment du plus petit client qui avait confiance en ce Marcel qui s'en est mit plein les poches!

  • affranchi le 18.03.2010 14:56 Report dénoncer ce commentaire

    Tout s'est passé comme prévu

    Les margoulins qui ont dirigés l'UBS ont filés avec leur parachutes dorés et les millions amassés entretemps. Les contribuables ont payé comme prévu et leurs complices qui leurs ont succédé à la tête de l'UBS les couvrent comme prévu (après tout eux aussi se feront forcément attraper un jour et auront besoin que des complices les couvrent un peu comme dans la mafia). Une jolie arnaque bien montée

  • patch1233 le 18.03.2010 10:55 Report dénoncer ce commentaire

    De plus

    C'est tellement facile de ne pas accepter une publicité négative si celle-ci est épongée par les non clients de cette banque et l'ensemble des contribuables du pays.... ça doit être ça qu'on appelle blanchiment dans le milieu financier. la blancheur n'enlève pas l'odeur du pourri....