Une info à nous transmettre? Une histoire à nous raconter? Ecrivez-nous à
web@20minutes.ch 
Crise en Syrie
23 février 2012 08:13; Act: 23.02.2012 08:26 Print
Les reporters «pris pour cible» à Homs
La répression n’en finit pas dans le quartier martyr de Baba Amr de Homs. Une bombe sur un centre de presse improvisé a tué deux journalistes occidentaux.
Un opposant syrien montre le lieu supposé où les journalistes auraient péri.
La reporter américaine Marie Colvin, 56 ans, et le photographe français Rémi Ochlik, 28 ans, ont péri hier dans le quartier de Baba Amr, le plus touché par le pilonnage de Homs. Ils auraient été tués dans le bombardement d’un appartement transformé en «centre de presse». D’autres journalistes étrangers auraient également été blessés.
Diaporama Photos satellite comme preuve des violences en SyrieAsma al-Assad l'épouse de Bachar Marchandage sur l'aide humanitaireLe CICR a reçu hier à Genève des membres de l’opposition. L’organisation a appelé à des trêves quotidiennes de deux heures pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire. «Des familles entières sont bloquées chez elles depuis des jours, sans vivres, sans eau et sans soins», a insisté le président du CICR, Jakob Kellenberger.
La Russie, principal soutien du régime de Damas, s’est prononcée
en faveur de ces trêves, mais rejette l’instauration de «couloirs humanitaires», qui risquent «de conduire à des affrontements militaires graves».
Le quotidien britannique «Telegraph» raconte qu'une conversation radio a été interceptée par les services secrets libanais. On y entendrait des officiers de l'armée syrienne donner l'ordre de «tuer n'importe quel journaliste qui mis le pied sur le sol syrien».
«Brutalité du régime»
Face à Paris, Washington et Londres, qui ont condamné la «brutalité du régime», les autorités
syriennes ont déclaré «ne pas être au courant» de la présence des deux journalistes, entrés en Syrie clandestinement. Mais selon l’opposition, les reporters étaient visés. «Des avions de reconnaissance planent tout le temps au-dessus de Homs, ils ont probablement capté des transmissions par satellite», a déclaré le chef de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.
Les violences à Homs avaient déjà été fatales au Français Gilles Jacquier, tué par un obus le 11 janvier, pendant
un voyage encadré par les autorités.Au moins 24 civils ont été tués hier à Baba Amr, ainsi que huit autres dans la province d’Idleb (nord-ouest), a rapporté l’OSDH, selon laquelle 7600 personnes sont mortes depuis le début de la révolte en mars 2011.
Le dernier reportage de la journaliste américaine
(cga/afp)























