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Syrie
07 février 2012 21:28; Act: 07.02.2012 21:51 Print
Un collaborateur de l'AFP tué à Homs
«Omar le Syrien», un journaliste militant qui collaborait avec l'Agence France-Presse (AFP), a été tué dans la nuit de vendredi à samedi dans des bombardements.
L'étudiant de 24 ans, de son vrai nom Mazhar Tayyara, avait quitté en pleine nuit sa maison du quartier d'Inshaat, à Homs, pour se rendre à Khalidiyé, un autre quartier, bombardé par les forces gouvernementales, a indiqué un ami de la victime, sous couvert de l'anonymat.
Les Etats-Unis «réfléchissent» à une aide humanitaireLa Maison Blanche a affirmé mardi «réfléchir à la possibilité» de fournir une aide humanitaire aux Syriens, en pleine répression de la révolte contre le régime du président Bachar al-Assad, sans être en mesure d'expliquer comment une telle assistance serait possible.
Interrogé lors de son point de presse quotidien sur l'éventualité d'armer l'opposition syrienne, comme l'ont suggéré certains élus au Congrès, le porte-parole du président Barack Obama a affirmé que «nous n'examinons pas cette option à l'heure actuelle».
«Nous réfléchissons à la possibilité de fournir une aide humanitaire aux Syriens et nous oeuvrons avec nos partenaires à faire augmenter la pression, à accroître l'isolement d'Assad et de son régime», a ajouté ce porte-parole, Jay Carney, au lendemain de la fermeture de l'ambassade des Etats-Unis à Damas. Interrogé sur la forme que pourrait prendre cette aide, M. Carney a toutefois reconnu qu'il n'existait pas de «mécanisme» d'assistance aux Syriens.
La porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland, a concédé pour sa part que «l'étendue de ce que nous allons pouvoir faire n'est pas évidente». Elle aussi a écarté une aide militaire à l'opposition: «nous ne pensons pas que ce soit la bonne solution de faire entrer davantage d'armes en Syrie», a-t-elle indiqué.
«Il était en train de secourir des blessés touchés par une première salve vers une heure du matin, et c'est à ce moment qu'un obus l'a fauché. Il a été touché à la tête, au ventre et à la jambe. Il est mort trois heures plus tard à l'hôpital», a-t-il ajouté.
«Omar le Syrien» avait travaillé pour plusieurs médias, dont le service vidéo de l'AFP, The Guardian, Die Welt. Il avait aussi fait des interventions en direct pour la chaîne satellitaire qatarie «Al-Jazira» et l'Américaine «CNN».
D'abord manifestant, puis journaliste
«En avril déjà, juste après le début des manifestations, il m'a dit qu'il fallait faire quelque chose», a poursuivi son ami. «Il a alors commencé à manifester puis à aider les quelques journalistes étrangers qui sont arrivés à entrer dans Homs. Il avait trouvé sa voie, il s'est acheté une caméra. Il en est mort en faisant ce pour quoi il croyait être bon pour son pays».
«Omar le Syrien» a commencé fin décembre à collaborer avec l'AFP. Ses vidéos de chars dans Homs font partie des rares témoignages pouvant être authentifiés de la répression qui s'est abattue sur cette ville rebelle du centre du pays.
Massacre
Plus de 200 civils ont été tués dans la nuit de vendredi à samedi par des bombardements à Homs, selon des militants anti-régime.
Il est cependant toujours difficile de confirmer les bilans de morts de source indépendante car les autorités syriennes imposent de très importantes restrictions à la presse étrangère.
Un journaliste français, Gilles Jacquier, a été tué le 11 janvier dans des bombardements dans cette même ville.
(afp)























