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07 mars 2010 17:17; Act: 07.03.2010 19:19 Print

2e pilier: un non qui n'a rien de catastrophique2e pilier: un non qui n'a rien de catastrophique

Le non massif du peuple suisse à la baisse du taux de conversion du 2e pilier n'est pas une catastrophe pour la majorité des caisses de pension, estime Werner Hug.

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Pour cet expert de la LPP, cela va par contre accélérer le changement structurel.

La baisse du taux de conversion de la loi sur la prévoyance professionnelle (LPP) de 6,8 à 6,4% dès 2016 concernait la partie obligatoire de l'avoir de vieillesse, a précisé Werner Hug à l'attention de l'ATS. Pour la partie sur-obligatoire, le taux de conversion est aujourd'hui déjà plus bas.

Vers un assainissement du marché

Werner Hug est persuadé que la décision du peuple fragilisera encore plus les caisses les plus faibles. Une acceptation de l'objet leur aurait offert une marge de manoeuvre plus grande pour s'adapter à la nouvelle donne. L'assainissement du marché va désormais s'accélérer.

La discussion autour du taux de conversion a avant tout été conduite avec des arguments émotionnels. Il en est résulté une crise de confiance. Les bonus, les coûts administratifs élevés et les abus reprochés aux assureurs vie ont dominé le débat.

Les voix réclamant plus de transparence de la part des compagnies d'assurance vie vont désormais se faire plus persistantes. Chez ces assureurs, les coûts administratifs purs oscillent entre 400 et 700 francs par personne assurée, explique Werner Hug.

Dans les caisses autonomes, ces coûts sont sensiblement plus bas, ils varient entre 200 et 400 francs. A cela, il faut ajouter des coûts d'administration de la fortune de 0,15 à 0,25% de celle-ci. Les assureurs vie ne publient pas ces montants. Deux caisses de pension sur trois sont administrées de manière autonome, les autres par des compagnies d'assurance vie.

Le taux de conversion reviendra sur le tapis

Werner Hug est persuadé qu'une augmentation des cotisations ou une réduction des prestations n'est pas une solution à moyen terme. Cela ne peut pas être une alternative valable à la baisse du taux de conversion pour remettre à flot des caisses de pension confrontées à l'augmentation de l'espérance de vie et à des taux d'intérêts bas.

Une hausse du taux de natalité et l'immigration étrangère ne permettent pas non plus de résoudre le problème. «Leurs effets ne se font sentir qu'à très long terme. L'évolution de l'espérance de vie et les taux d'intérêts sur les marchés des capitaux sont déterminants», insiste Werner Hug.

Conseil fédéral et Parlement devraient procéder à une nouvelle évaluation de la situation à la lumière de ces paramètres en 2014. Cette année-là, le taux de conversion passera de 7,0 à 6,8%.

(ats)