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AG du Credit Suisse
30 avril 2010 11:30; Act: 30.04.2010 15:51 Print
«Nous avons aussi commis des fautes»
Contrairement à ceux de l'UBS, les actionnaires du Credit Suisse n'ont pas créé la surprise lors de leur assemblée générale vendredi à Zurich.
Brady Dougan reconnaît des fautes de gestion. (photo: Keystone)
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Crise financière
Ils ont approuvé à deux voix contre une le rapport sur les rémunérations variables. Plusieurs actionnaires du numéro deux de la place financière suisse ont cependant dénoncé les montants exagérés versés aux dirigeants, notamment les 71 millions attribués en cinq ans au patron Brady Dougan. La Fondation Ethos y voit le début d'une nette opposition.
Les Jeunes Socialistes Genevois estiment qu’accepter le salaire des patrons de la banque revient à croire au Père Noël. (Photo: 20 minutes online)
Le tract de la JSG, distribué aux badauds passant devant le siège genevois du Crédit Suisse. (Photo: 20 minutes online)
Nouveau chef
Credit Suisse aura un nouveau chef des finances dès le 1er octobre: le Britannique David Mathers remplacera Renato Fassbind, 55 ans, qui aura occupé ce poste pendant six ans. Ce dernier reste actif auprès de la grande banque en tant que consultant senior.
David Mathers est actuellement directeur opérationnel et responsable financier de la division de banque d'investissement, basée à Londres et à New York. Présent au sein du groupe depuis 1998, il avait auparavant travaillé chez HSBC.
Dans le communiqué, le président du conseil d'administration Hans- Ulrich Doerig souligne le rôle important joué par Renato Fassbind dans le développement du modèle commercial intégré de Credit Suisse. Il ajoute que son expertise a aidé la banque à traverser la crise, sans préciser le motif de son retrait.
En tous les cas, certains analystes ont estimé que le moment était plutôt bien choisi pour opérer ce changement. Et comme il est issu du sérail, il connaît bien Credit Suisse et ses activités, et y dispose d'ores et déjà d'un bon réseau, jugent-ils.
A noter que l'annonce n'a pas bouleversé les investisseurs: l'action de la banque a très peu réagi à la Bourse suisse, et les observateurs attendaient plutôt de voir ce qui ressortirait de l'assemblée générale. /ats
Malgré les critiques, les milliards de francs versés par le Credit Suisse au titre des rémunérations variables n'ont pas fait ciller les actionnaires. Les responsables de la banque ont relativisé l'ampleur des montants 2009 en soulignant qu'ils étaient inférieurs d'un cinquième à ceux de l'année 2007.
La Fondation Ethos et son directeur Dominique Biedermann ont souligné qu'il s'agit d'un «signal clair»: les systèmes qui conduisent à des bonus excessifs ne sont plus automatiquement soutenus par les actionnaires. La fondation juge que le système «SISU» du Credit Suisse est abusif car il peut conduire à distribuer à une seule personne des actions pour plusieurs dizaines de millions de francs. Elle estime également qu'un tel système, qui permet d'accorder plus de 90% du salaire sous forme de part variable, encourage les responsables à prendre des risques déraisonnables.
En 2009 et 2010, Ethos et huit caisses de pensions ont proposé à des assemblées d'actionnaires de se prononcer sur les rémunérations des dirigeants des entreprises. A ce jour, 14 entreprises cotées au SMI ont organisé un vote consultatif auprès de leurs actionnaires. Des 100 plus grandes sociétés cotées à la bourse, 21 en ont fait de même.
«Fautes commises»
«Nous avons aussi commis des fautes» mais notre bon résultat 2009 montre que nous avons fait les pas nécessaires pour renforcer notre capacité concurrentielle, avait auparavant lancé Brady Dougan devant l'assemblée. Les chiffres du 1er trimestre 2010 sont également prometteurs, a-t-il ajouté.
Brady Dougan a expliqué qu'avec la sévère crise qui a frappé le monde financier, les attentes des clients, des actionnaires et d'une large partie du public ont fondamentalement changé. Le Credit Suisse entend se positionner comme un havre sûr en des temps troublés grâce à la ligne suivie par le passé. Il y a peu, il avait réduit suffisamment tôt ses risques dans le domaine de la banque d'investissement: 18 mois avant la chute des marchés, il s'était désengagé systématiquement des activités dans le domaine des «subprime».
Fier des résultats
«Je suis fier que nous ayons atteint un résultat extraordinaire avec une équipe extraordinaire», s'est félicité Hans-Ulrich Doerig, le président du conseil d'administration. Devant l'assemblée, il a rappelé que l'on a assisté à la plus grande «tornade financière» depuis un siècle et que 70 des 100 plus grandes banques au monde ont reçu une aide financière de l'Etat, du moins pour celles qui n'appartenaient pas déjà à des Etats. Or, en 154 ans d'existence, le Credit Suisse a traversé une quarantaine de crises, mondiales, externes ou internes, sans faire appel à la manne de l'Etat.
Hans-Ulrich Doerig a plaidé pour le modèle commercial intégré propre au Credit Suisse: selon lui, ce système a fait ses preuves et il n'est pas donc pas question de séparer les unités de la banque dans le but de réduire les risques. Il a rappelé que le marché financier intérieur suisse a dû amortir quelque 50 milliards de francs en moins d'une vingtaine d'années et que les grandes banques ne sont capables d'éponger de telles pertes que grâce à leurs affaires menées à l'étranger. En outre, l'épargne venant de l'étranger finance jusqu'à 16% des crédits accordés par la banque en Suisse.
Pour ce qui concerne le secret bancaire, le Credit Suisse adhère à une politique de l'argent déclaré car les banques ne doivent pas être le «bras prolongé» des autorités fiscales. Hans-Ulrich Doerig estime qu'il n'y a aucune urgence à abandonner la distinction entre fraude et soustraction fiscale.
La banque aura également un nouveau responsable des finances le 1er octobre prochain: David Mathers succédera alors à Renato Fassbind à ce poste.
(tpi/ats/ap/afp)
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Tous les 7 Commentaires























Banques
Elles le savaient , les dirigeants idem , mais vu que l'argent entrait a flot , et que les gogos achetaient tout ce que les banques leurs proposaient , certains, mon portefeuille a une valeur de X , en argent virtuel que je lui répondait la preuve il a tout perdu a l'heure actuel grugés par des truands de la finances. Et ce n'est que partie remise on recommencera avec les mêmes gogo.
C'est leur choix
Si les actionnaires du CS - qui n'ont pas fait appel à la Confédération pour les sortir de l'impasse - sont contents, tant mieux pour eux. Si leur auto-satisfaction ignore leurs petits épargnants qui ont tout perdu à cause d'eux, c'est encore leur choix. Mais c'est quand même un signal fort pour ne plus faire confiance à de tels escrocs. ABE.
@bobo Comme c'est beau la solidarité...
entre banquiers véreux!