
«Les publicitaires sont les premiers responsables de la crise économique que nous traversons» a expliqué, mardi, le pape de la pub, invité par l’école de création en communication (CREA) de Genève. «Il s’agit d’une crise de civilisation, d’une crise liée à la surconsommation. C’est parce qu’on a ouvert les vannes de la consommation excessive, de l’argent facile, du luxe à profusion que nous sommes arrivés à ces dérives», a-t-il précisé devant un parterre quelque peu médusé de pros du secteur.
«Ce mea culpa, je l’ai exprimé il y a déjà dix ans dans mon livre «Demain, il sera trop tard». A l’époque je prêchais dans le désert... Désormais, il est temps d’apprendre à penser autrement, à dépenser autrement, à vivre autrement!» souligne le champion de la formule.
Selon le sémillant septuagénaire, «la dictature de la pub est morte» et on constate déjà un changement de mode de consommation. Les gens semblent moins vouloir gaspiller. «Les produits les plus vendus en France ces derniers mois, les tops commerciaux de la crise, ce sont les yaourtières, les machines à pain, les presses-légumes!» affirme Jacques Séguéla.
Critique envers sa profession, l’homme aux 1500 campagnes de pub ne compte pas renoncer à faire ce qu’il aime: «J’ai 75 ans. Je pense m’arrêter quand j’en aurai 100. Cela me laisse encore 25 belles années!»
L'écologie selon Séguéla:
La presse gratuite:
La carrière:
Une publicité appréciée par Jacques Séguéla:
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