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Presse
29 octobre 2009 13:29; Act: 29.10.2009 14:48 Print
Le personnel d'Edipresse pose un ultimatum
Le personnel du Centre d'impression (CIE) et des services techniques (EPSA) d'Edipresse Suisse lance un ultimatum à la direction.
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Manifestation chez Edipresse
Le personnel du Centre d'impression (CIE) et des services techniques (EPSA) d'Edipresse Suisse lance un ultimatum à la direction. Il exige la limitation des licenciements et un vrai plan social sinon des actions de mobilisation seront envisagées.
L'entreprise souhaite licencier une centaine de personnes.(photo: Keystone)
Le personnel en a «ras-le-bol» des pseudo-négociations et des mesures d'accompagnement, ont souligné jeudi devant la presse les responsables du syndicat Comedia. La direction d'Edipresse Suisse a jusqu'au lundi 2 novembre à midi pour faire connaître sa réponse.
Négocier vraiment
Réuni en assemblées générales mercredi, le personnel de ces deux secteurs a refusé à près de 90% les mesures d'accompagnement pour les 100 postes qu'Edipresse Suisse veut supprimer. Ces assemblées ont ensuite voté à l'unanimité la résolution exigeant «une vraie négociation».
Si la crise économique existe, Edipresse est une entreprise «riche», a relevé Roland Kreuzer, co-président de Comedia. Le premier semestre 2009 a dégagé un bénéfice opérationnel de plus de 22 millions de francs. Avec Tamedia, qui a racheté Edipresse Suisse, les deux groupes ont distribué plus de 500 millions de francs de dividendes depuis 2000.
Licencier pour rentabiliser
Les licenciements ne sont «pas une nécessité économique», ils ne visent qu'à rentabiliser l'entreprise Edipresse-Tamedia, a affirmé Roland Kreuzer. Pour ces raisons, «nous comprenons la colère des travailleurs d'Edipresse et nous les soutenons», a-t-il ajouté. Au cours des négociations, le groupe a d'ailleurs laissé entendre que son résultat serait positif à la fin de l'année.
Secrétaire régional de Comedia, Bernard Remion a expliqué qu'Edipresse Suisse n'avait pas voulu de négociation commune entre rédactions, imprimerie et services de production. Mais, à la fin, c'est le même résultat, que l'on appelle ça plan social pour les rédactions ou mesures d'accompagnement pour les autres.
Gros malaise
Si les rédactions ont accepté le plan social, les deux autres secteurs refusent ces mesures «totalement insuffisantes». Le personnel demande davantage, notamment sur les indemnités de départ ou les préretraites, le tout sous un contrôle paritaire, a indiqué Bernard Remion.
Pour les journalistes, Ludovic Rocchi a parlé de «gros malaise» au sein des rédactions après l'acceptation du plan social. «La colère est là», a-t-il assuré en parlant de remobilisation possible après avoir vu la détermination des autres employés d'Edipresse Suisse.
Passivité du monde politique
Interrogé sur la passivité complète du monde politique par rapport aux coupes massives annoncées par Edipresse Suisse, Yves Sancey, membre de Comedia, a souligné que le groupe de presse était dans «une position monopolistique». Cela décourage visiblement les politiciens locaux d'oser critiquer cette entreprise.
(ats)























