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Crise économique
17 mai 2010 06:48; Act: 17.05.2010 20:32 Print
L'euro au plus bas depuis quatre ans
L'euro a atteint lundi son plus bas niveau depuis quatre ans face au dollar, les marchés défiant une nouvelle fois la monnaie unique malgré le plan de soutien décidé la semaine passée.
L'euro continue à dévisser. (photo: Keystone/AP)
Reste que la devise européenne se trouve encore loin de son plancher historique à 0,828 dollar.
Le franc fort met Suisse Tourisme au pied du murLa faiblesse de l’euro a de quoi donner des sueurs froides au secteur du tourisme. Economiesuisse s’attend d’ores et déjà à une lourde chute du nombre de visiteurs en provenance d’Allemagne, de France, d’Italie ou des Pays-Bas, les principaux marchés du tourisme suisse dans la zone euro. Réagissant à cette situation, Suisse Tourisme met les bouchées doubles. L’organisme accentue sa présence sur les foires internationales et ses actions de communication. Pour rassurer les voyageurs européens, des offres ciblées avec prix garantis en euros ont été lancées. L’organisme croise maintenant les doigts pour que les visiteurs suisses, américains ou en provenance de pays émergents s’engouffrent dans la brèche. (Dajan Roman/arg)
Les inquiétudes concernant l'endettement et la croissance dans les pays européens ont continué de dominer les marchés lundi matin, entraînant non seulement l'euro à un plus bas depuis avril 2006, mais aussi une chute des Bourses asiatiques en clôture. La plupart des places européennes ont quant à elles ouvert la séance en repli.
A l'aube, la monnaie unique européenne s'est enfoncée à 1,2234 dollar, son plancher depuis quatre ans, avant toutefois de se reprendre légèrement. Vers 10h40, l'euro valait 1,2275 dollar, un niveau toujours inférieur à celui de vendredi soir (1,2365 dollar).
Mais l'euro demeure encore bien éloigné de son plus bas historique par rapport au billet vert, soit un cours de 0,828 dollar atteint le 25 octobre 2000. A son lancement en 1999, la monnaie unique se négociait lors de la première séance officielle du 4 janvier à 1,17476 dollar.
Franc stable
La devise européenne a également perdu du terrain face au yen, alors qu'elle demeurait relativement stable par rapport au franc. Vers 10h40 toujours, la monnaie helvétique se maintenait 1,4005 franc suisse pour un euro, tout en s'appréciant légèrement face au dollar, un billet vert valant 1,1398 franc.
Les marchés attendent une nouvelle réunion des ministres des finances de la zone euro en fin d'après-midi à Bruxelles. Les Européens vont à nouveau tenter de trouver une solution à la défiance des marchés.
Au-delà de la dette, des investisseurs craignent que la croissance déjà faible de la zone euro ne soit remise en cause par de sévères plans d'économies budgétaires à venir.
Les Bourses asiatiques n'ont pas résisté à ce climat d'inquiétude: Tokyo a abandonné 2,17%, déprimée notamment par la remontée du yen qui réduit les bénéfices des groupes exportateurs nippons. Shanghaï a chuté de plus de 5%, affectée également par des données économiques intérieures, et Hong Kong de plus de 2%.
Bourse suisse en hausse
En Europe, les grandes places financières ont commencé la journée sur des chiffres en baisse, mais se redressaient en cours de matinée. Vers 11h00, la Bourse suisse s'orientait à la hausse, l'indice des valeurs vedettes Swiss Market Index (SMI) s'appréciant de 0,36% par rapport à la clôture de vendredi.
Les 750 milliards d'euros (pas moins de 1050 milliards de francs) mis sur la table la semaine dernière par l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) ne suffisent pas à rassurer les investisseurs. Ceux-ci s'inquiètent toujours de la dette de plusieurs pays de la zone euro, en premier lieu la Grèce, mais aussi le Portugal, l'Espagne et l'Italie.
Plusieurs responsables européens ont tenté de rassurer dans des interviews parues lundi matin. La ministre française de l'économie, Christine Lagarde, a ainsi affirmé que l'euro n'était «pas en danger», soulignant que les seize pays membres de la zone voulaient «défendre leur monnaie».
«La plus grave menace qui pesait sur notre monnaie est derrière nous», a assuré pour sa part le Commissaire européen à l'énergie, l'Allemand Günther Oettinger.
Pour le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) française, Jean-Pierre Jouyet, le niveau de l'euro est «tout à fait acceptable» et la situation n'a rien de dramatique. Toutefois, M jouyet a concédé que la rapidité de la baisse de la monnaie européenne est «grave».
(ats/afp)





















