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Pâques
10 avril 2009 08:33; Act: 10.04.2009 08:42 Print
Le lapin en chocolat n'échappe pas aux modes
Les confiseurs redoublent d'imagination pour concevoir les lapins de Pâques.
Ils ne peuvent pas se contenter de l'offre standard, mais doivent également soigner l'apparence du produit ou le présenter de façon originale pour séduire les consommateurs.
Le juteux marché des lapins de Pâques ne serait rien sans sa cohorte de spécialistes du marketing, du goût ou du design. L'industrie suisse du chocolat produit pas moins de 13 à 15 millions de pièces par année.
«Les lapins qui provoquent l'attendrissement sont très demandés», indique Christoph Schmassmann, porte-parole de Chocolat Frey (Migros). L'entreprise propose cette année la bagatelle de 67 modèles différents. Le produit le plus fréquent dans les rayons des magasins reste cependant le lapin classique, de profil, assis paisiblement et dont le regard se porte au loin.
Carte de l'originalité
Frey a toutefois inauguré pour Pâques 2009 huit nouvelles sortes. Les amateurs de chocolat découvriront ainsi un lapin coloré à base de massepain, d'autres qui portent des T-shirts ou carrément vêtus en pirate. Il est donc nécessaire de s'adapter un peu aux modes, même pour les fameux lapins dorés de Lindt & Sprüngli.
Environ 80 millions de lapins de Pâques sont écoulés chaque année dans une soixantaine de pays. Le produit, lui, n'a que peu évolué durant les cinquante dernières années. Par contre, la façon dont il est présenté peut changer. Par exemple, il peut être proposé dans une petite corbeille de Pâques.
Toutes les confiseries helvétiques cherchent à se profiler en cette période. Le critère de reconnaissance joue également pour les lapins de Pâques. «Chaque confiseur a son propre style», souligne Juliane Bachmann, membre de la direction de la confiserie Bachmann à Lucerne, et chargée de concevoir de nouveaux produits.
Affaire de goût
En dépit des tendances et des gags, le succès du lapin de Pâques reste avant tout une affaire de goût. Pour tout dire, les Suisses sont plutôt conservateurs. Les lapins à base de chocolat au lait restent les plus prisés. Il faut dire que le chocolat au lait constitue environ 75% de la consommation annuelle.
De toute évidence, chaque producteur s'efforce de trouver le bon mélange entre le goût, le style et la forme. L'an dernier, chaque Suisse a consommé 577 grammes de lapins de Pâques (oeufs compris).
Selon Chocosuisse, 4446 tonnes de chocolat de Pâques sont englouties en moyenne, soit 4,65% de la production écoulée durant l'année. L'association faîtière de la branche table également sur une solide performance pour 2009, malgré la conjoncture morose.
(ats)




















