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Energy Challenge

12 juillet 2018 13:25; Act: 16.07.2018 09:30 Print

Cinq moyens de voyager de manière plus durable

par Stephanie Sigrist - L'avion constitue l’une des principales menaces pour le climat. Il reste toutefois possible d’influencer le bilan énergétique et environnemental de ses voyages, même dans des pays lointains.

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Comment voyager de manière durable? Nous vous donnons cinq conseils. Plusieurs dentre eux supposent un peu douverture à légard des pays visités. Le choix du moyen de transport influence le plus le bilan énergétique et environnemental du voyage. Le trafic aérien international représente 8% (soit 66,8 pétajoules) de la consommation totale dénergie en Suisse. De nombreuses destinations de vacances pas trop éloignées sont aisément accessibles en train ou en bus; des moyens de transport nettement plus écologiques que lavion ou la voiture. Sil est impossible de faire limpasse sur lavion, de nombreux voyagistes proposent de nos jours à leurs clients de compenser les émissions de CO2. Les hôtels tenus par des locaux ou les auberges dont léquipement correspond aux normes locales et qui ne dispose pas de climatisation ne sont pas seulement meilleurs pour lenvironnement et léconomie du pays de destination, mais également pour le budget vacances. «Ne laissez que votre empreinte de pied» Dans de nombreux pays, lélimination des déchets est limitée et une grande partie de la population ne connaît toujours pas le recyclage. Il est donc dautant plus important de produire le moins de déchets possible dans les pays émergents et les pays en voie de développement. Mangez ce que mangent les locaux et ce qui est produit dans les environs. Renoncez par ailleurs à la viande, aux ufs et au lait, car ils contiennent généralement bien plus dénergie grise que les produits végétaux. Quand vous partez en vacances, vous pouvez aussi accorder une pause à vos appareils et éteindre systématiquement chez vous tous ceux qui nont pas besoin de fonctionner: téléviseur, lecteur DVD, chaîne hi-fi, téléphone, micro-ondes, machine à café, ordinateur, modem ou routeur, etc. Le mieux est de tout débrancher.

Une faute?

Pour les vacances d’été, beaucoup de Suisses choisissent des destinations lointaines. Cela peut avoir des conséquences dévastatrices pour l’environnement. Les cinq conseils suivants vous montrent comment vous comporter de manière plus durable en voyage. Plusieurs points supposent un peu d’ouverture à l’égard des pays visités.

1.Moyen de transport

Les longs vols et trajets en voiture affectent massivement le bilan énergétique. Ainsi, le seul trafic aérien international représente 8% (soit 66,8 pétajoules) de la consommation totale d’énergie en Suisse. Quant au transport routier, il est responsable sur l’année de près d’un tiers de la consommation d’énergie dans le pays. Ces chiffres ne tiennent toutefois compte que des distances parcourues en Suisse; les trajets effectués en voiture pour se rendre en vacances à l’étranger pendant l’été représentent de l’énergie supplémentaire consommée et sont responsables d’émissions de CO2.

De nombreuses destinations de vacances pas trop éloignées sont aisément accessibles en train ou en bus; des moyens de transport nettement plus écologiques que l’avion ou la voiture. S’il est impossible de faire l’impasse sur l’avion, de nombreux voyagistes proposent de nos jours à leurs clients de compenser les émissions de CO2. C’est également le cas pour les voyages en bus. L’opération consiste à verser de l’argent à des organisations de protection du climat qui réduisent ou préviennent les émissions de gaz à effet de serre en d’autres endroits sur le globe.

Une fois arrivé à destination, plusieurs moyens de locomotion sont souvent disponibles. Au lieu de louer une voiture, de prendre le taxi ou de parcourir de courtes distances en avion, il est également possible, dans la plupart des pays, de se déplacer en bus, de faire de l’auto-stop ou de prendre le train. C’est l’occasion d’entrer en conversation avec les gens du pays et de mieux comprendre le mode de vie de la population locale. La plupart des voyageurs ont sans doute en réserve au moins une bonne histoire qui leur est arrivée dans les transports publics à l’étranger.

2. Logement

Etes-vous vraiment obligés de dormir dans un hôtel étoilé appartenant à une chaîne internationale lorsque vous séjournez en Inde, au Guatemala ou en Egypte? Est-il utile de rafraîchir votre chambre afin que le thermomètre affiche 18 degrés chaque nuit? Avez-vous vraiment besoin d’une baignoire dans un pays où l’eau manque? Voulez-vous encourager le gaspillage alimentaire et la distribution inéquitable de l’argent du tourisme dans votre pays de destination en optant pour un séjour all inclusive?
Le choix du logement influence lui aussi énormément le bilan énergétique des voyages. Les hôtels tenus par des locaux ou les auberges dont l’équipement correspond aux normes locales et qui ne disposent pas de climatisation ne sont pas seulement meilleurs pour l’environnement et l’économie du pays de destination, mais également pour le budget vacances. Si vous ne souhaitez pas renoncer à votre confort pendant vos vacances, vous pouvez opter pour un «éco-hôtel». Informez-vous avant votre départ sur l’offre de logements encourageant le respect de l’environnement et la durabilité.

3. Alimentation

L’évaluation de la durabilité des aliments recouvre entre autres la biodiversité et la conservation de la qualité des sols dans la production agricole, tout comme les aspects sociaux et le bilan énergétique. Développons brièvement ce dernier point. L’énergie grise des aliments correspond à la quantité d’énergie nécessaire au «parcours de vie» du produit. Elle se trouve par exemple dans le besoin en chauffage et en électricité lors de la production et de la transformation des denrées alimentaires, dans le carburant consommé pour le transport, dans l’emballage du produit, ainsi que dans le besoin en électricité et en chaleur pour le stockage, la vente et la préparation.

Dans le cas de la viande, l’énergie grise couvre l’élevage des animaux ainsi que la production du fourrage, la consommation de carburant pour le transport par camion, la consommation électrique de l’abattoir et la réfrigération des saucisses lors du stockage. Sans oublier la production de plastique pour l’emballage, le besoin en électricité pour la lumière et la réfrigération dans le cadre de la vente dans le commerce, la production du charbon de bois pour les grillades et l’élimination des emballages. La majeure partie de l’énergie est en général utilisée pour la production du fourrage pour les animaux. Il faut près de deux tonnes de lait et de foin pour élever un veau d’environ 200 kilos de poids vif. Les plats végétariens présentent généralement un meilleur bilan énergétique que les produits à base de viande. Les fruits et légumes sont donc particulièrement bons pour l’environnement, quand ils sont de saison et ont été cultivés dans la région.

Mangez ce que mangent les locaux et ce qui est produit dans les environs. Renoncez par ailleurs à la viande, aux œufs et aux produits laitiers, car ils contiennent généralement bien plus d’énergie grise que les produits végétaux. Il ne faut pas négliger d’évaluer la nourriture et de n’acheter ou ne commander que ce qui sera vite consommé. Emportez les restes éventuels. Ainsi, aucun aliment ne sera perdu.

4. Réduction des déchets

Rivières envahies de déchets, innombrables canettes vides sur la plage, sacs plastiques usagés dans la mer: dans de nombreux pays, l’élimination des déchets est limitée et une grande partie de la population ne connaît toujours pas le recyclage. Il est donc d’autant plus important de produire le moins de déchets possible dans les pays émergents et les pays en voie de développement.
Cela commence dès l’achat. En Asie ou en Amérique latine, en particulier, de nombreux sacs plastiques superflus sont donnés en caisse, même pour un demi-litre de thé froid et une barre de chocolat. Refusez-les poliment et rangez vos courses dans votre sac à dos ou votre sac à main.

Dans les take-away ou sur les marchés, l’idéal est d’apporter vos propres récipients réutilisables pour vous faire servir nourriture et boissons. Si vous n’en avez pas pris pour votre voyage, vous pouvez signaler lors de la commande qu’il n’est pas nécessaire de mettre chaque sauce dans son propre sachet plastique et qu’il est préférable de la verser directement dans le plat. Un ensemble de couverts en plastique par personne est par ailleurs suffisant, ainsi que le nombre de serviettes strictement nécessaire.

5. Débranchez tout!

Quand vous partez en vacances, vous pouvez aussi accorder une pause à vos appareils et éteindre systématiquement chez vous tous ceux qui n’ont pas besoin de fonctionner: téléviseur, lecteur DVD, chaîne hi-fi, téléphone, micro-ondes, machine à café, ordinateur, modem ou routeur, etc. Le mieux est de tout débrancher. Cela permet d’économiser de l’électricité et de réduire le risque d’incendie. Vérifiez également que la cuisinière, le four et le tiroir chauffant sont éteints et que tous les robinets sont bien fermés. En cas de vacances prolongées, de quatre semaines ou plus, il convient de vider et de débrancher le réfrigérateur et le congélateur.

D’après Jules Pikaly, alias Dr. Energy, le plus gros consommateur d’électricité de la maison est le chauffe-eau. Jusqu’à la moitié de la consommation électrique sert à chauffer l’eau, mais cet appareil a lui aussi une consommation de veille: il contient de l’eau chaude qui refroidit lentement, y compris pendant les vacances, où aucune eau n’est consommée. Et si le chauffe-eau est allumé la nuit par le biais de la commande, il recommence à chauffer. Eteindre complètement l’appareil permet donc d’économiser de l’électricité. Le plus simple est de le faire au niveau du disjoncteur.