Mont-Blanc

13 août 2017 00:34; Act: 13.08.2017 00:34 Print

Un alpiniste se tue, un autre porté disparu

Samedi dans le massif du Mont-Blanc, un Tchèque a fait une chute mortelle, tandis qu'un Japonais était toujours recherché.

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Le toit de l'Europe et ses 4.810 mètres attirent des alpinistes du monde entier, diversement aguerris et prudents. (Photo d'archives) (Photo: AFP)

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Un alpiniste tchèque a fait une chute mortelle samedi dans le massif du Mont-Blanc, alors que les recherches pour retrouver un Japonais porté disparu lundi restaient vaines, a-t-on appris auprès des secouristes français.

Vers 11h00 locales (09H00 GMT), un alpiniste tchèque de 42 ans, non encordé malgré sa progression avec d'autres amis à la descente, a dévissé dans le couloir du Goûter et est mort sur le coup, ont rapporté les secouristes du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix. Les recherches ont été par ailleurs infuctueuses pour retrouver l'alpiniste japonais de 35 ans.

«Avec le mauvais temps qui a régné cette semaine, le fait qu'il avait indiqué qu'il se mettait à l'abri dans un trou et qu'il pouvait tenir 2 ou 3 jours -- c'était mercredi --, maintenant je pense qu'on a un mort enfoui sous la neige», a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Bozon, chef du PGHM de Chamonix.

«Pas âme qui vive»

«Un hélicoptère a décollé ce matin à 7h, on a reconnu minutieusement toute la zone où il pourrait être, ça n'a rien donné, pas une trace, pas âme qui vive. Et il a neigé entre 20 cm et 1 m selon les endroits, avec des accumulations de 2 m dans les trous. S'il était valide, avec le bruit de l'hélicoptère, il se serait manifesté», a poursuivi le lieutenant-colonel.

Des reconnaissances de deux équipes à pieds ont été faites également, mais les secouristes ont dû être évacués, avec difficulté, vers 10h30 en raison d'une dégradation du temps. En début d'après-midi, les secouristes italiens, sollicités par le PGHM, ont survolé de nouveau la zone avec un appareil de localisation de détecteur de victime d'avalanche. Sans succès.

Une des difficultés réside dans l'absence de localisation précise du disparu. Ce dernier avait envoyé à un ami au Japon, qui les a transmis au PGHM, des indications «incohérentes», selon le lieutenant-colonel Bozon. D'après les témoignages recueillis à la suite de l'appel à témoins, le Japonais aurait croisé plusieurs cordées à différents endroits qui lui auraient toutes conseillé de rebrousser chemin.

Le toit de l'Europe et ses 4.810 mètres attirent des alpinistes du monde entier, diversement aguerris et prudents.

(nxp/afp)