Requérant tué au Tessin

07 octobre 2017 17:49; Act: 07.10.2017 19:55 Print

Le policier était face à «un moment de grave danger»

L'agent qui a abattu un requérant d'asile, tôt ce matin, à Brissago courait de grave danger, selon le commandant de la police cantonale.

La justice à ouvert une enquête. Quant à la police, elle promet "une plus grande transparence".
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L'agent qui a tiré à plusieurs reprises sur un requérant d'asile sri-lankais samedi peu avant 02h00 à Brissago (TI) n'aurait pas pu faire autrement, selon les autorités tessinoises. Le ministre de la justice Norman Gobbi et le commandant de la police cantonale se sont dits solidaires du policier qui a fait feu.

Aucune mesure de suspension

«Il n'y avait pas d'autre possibilité de procéder pour l'agent étant donné la situation», a assuré samedi en fin d'après-midi le commandant Matteo Cocchi devant les médias à Noranco (TI), près de Lugano. «C'était un moment de grave danger», a-t-il ajouté, assurant qu'aucune mesure de suspension ne serait prise contre le policier.

Muni de deux couteaux, le demandeur d'asile sri-lankais de 38 ans allait se jeter sur deux autres requérants de même nationalité qui accompagnaient deux agents de police dans un immeuble géré par l'oeuvre d'entraide ouvrière tessinoise (OSEO Tessin). Le bâtiment héberge plusieurs ressortissants sri-lankais depuis sept à huit ans.

Police appelée pour une rixe

Les forces de l'ordre avaient été appelées sur place en raison d'une rixe. Au moment de l'attaque, la vie des deux agents était en danger, en plus de celle des deux Sri-Lankais, ont détaillé les autorités. M. Gobbi et M. Cocchi ont par ailleurs adressé leurs pensées à la famille du défunt et au policier ayant fait feu.

Les responsables ont indiqué que le mobile de l'agression demeurait pour l'heure inconnu. Ils n'ont pas précisé si celle-ci pouvait être liée à la consommation de drogues ou d'alcool, ou si elle pouvait avoir une origine dans les conflits internes qu'a connus récemment le Sri Lanka. Aucune information n'a été dévoilée sur le passé du requérant d'asile tué, ni sur des arrestations préalables.

(nxp/ats)