France

16 juin 2017 16:19; Act: 16.06.2017 20:23 Print

Le proprio de l'auto aux bonbonnes de gaz entendu

Le propriétaire d'une voiture contenant 14 bouteilles de gaz dissimulées sous une bâche et stationnée dans une zone chimiquement sensible, est entendu. Son amie a été interpellée.


Chasse-sur-Rhône : une voiture remplie de... par ledauphinelib

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Un couple sous les verrous. C'est ce par quoi se solde cette folle après-midi, qui a mobilisé de nombreuses équipes de gendarmerie et des spécialistes du déminage, à Chasse-sur-Rhône, dans le département de l'Isère, aux portes de Lyon.

Tout a commencé ce vendredi vers 15 heures, quand un habitant du quartier classé sensible («Seveso») en raison de la dangerosité des produits chimiques manipulés dans une usine voisine, a signalé une forte odeur de gaz. La police a alors déterminé la provenance de cette odeur persistante: des bouteilles de gaz, entre 3 selon la préfecture et 10 selon des témoins sur place interrogés par «Le Dauphiné Libéré», puis 14 selon France2, étaient camouflées sous une bâche dans une voiture stationnée sur un parking voisin du site classé Seveso.

Un hélicoptère, des démineurs et de nombreux gendarmes sont alors mobilisés. Sur place, un périmètre de 500 mètres est sécurisé. Un robot de déminage est utilisé. Quelque deux cent habitants sont évacués et la préfecture de l'Isère invite les habitants de Chasse-sur-Rhône, qui compte environ 110'000 résidents, à rester «confinés» chez eux. Les trains sont également interdits d'arrêt à la gare éponyme.

Une conférence de presse du procureur de la République de Vienne se tient en fin d'après-midi, après 18 heures. Selon le quotidien régional «Le Dauphiné Libéré», qui l'a suivie, une enquête est ouverte pour vol et associations de malfaiteurs, et le couple, propriétaire de la Peugeot 406 grise contenant les bouteilles de gaz (sans que l'on ne sache toujours combien, avant que le TJ de France2 parle, à 20h, de 14 bouteilles), a été interpellé. L'homme, 27 ans, qui l'a acquise récemment des mains d'un Russe, et travaillait depuis peu comme chauffeur dans une société de transport de bouteilles de gaz selon «Le Dauphiné», est actuellement entendu par la brigade criminelle. Il n'est pas fiché S (pour radicalisation) mais est connu pour des délits de la circulation routière.

«En l'état, aucun élément n'est de nature à caractère terroriste», a martelé le procureur de la République de Vienne, Jérôme Bourrier.

(nxp)