Russie

27 novembre 2014 22:18; Act: 27.11.2014 22:18 Print

Hamsters attachés à des ballons puis jetés au public

Un cirque trouvait drôle de lancer des petits rongeurs aux enfants à la fin du spectacle. Mais les bêtes ne survivaient pas. Les défenseurs des animaux sont outrés.

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Le cirque s'est attiré les foudres des défenseurs des animaux.

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Les militants pour les droits des animaux sont furieux contre un cirque de Krasnoyarsk (Sibérie), qui avait pris l'habitude d'attacher des hamsters à des ballons avant de les lancer aux enfants à la fin du spectacle. Les rongeurs ne survivaient que rarement à leur vol, et certains jeunes spectateurs ont été traumatisés par cette expérience.

Selon le témoignage de parents, les artistes introduisaient également les petits animaux dans des bouteilles avant de les balancer au public. Dans certains cas, des rats remplaçaient les hamsters. Le «Siberian Times» explique que le cirque itinérant pratiquait ce lancer d'animaux à travers tout le pays. Pour l'heure, près de 40'000 personnes ont signé une pétition lui demandant d'arrêter le massacre. «J'invite tous les amis des animaux et les gens qui se sentent concernés à protester contre cette pratique révoltante et inhumaine», s'insurge Olga McManaman, qui milite pour les droits des animaux en Sibérie.

«Ma fille a pleuré pendant des heures»

Yevgenia, mère de famille, affirme quant à elle que sa fille a été traumatisée par son cadeau empoisonné. «Mon enfant a vraiment reçu un petit hamster mort. Elle était en état de choc. Elle a pleuré pendant des heures», raconte-t-elle. Svetlana, une autre maman, se souvient d'une scène particulièrement pénible: «Les enfants se poussaient les uns les autres, quelqu'un a marché sur la main d'une fille et un hamster a été écrasé». Selon un troisième témoignage, les artistes «jetaient les animaux depuis le haut du chapiteau vers le sol, mais aussi horizontalement».

L'artiste à l'origine de cette pratique a été sanctionné, assure le cirque. «Nous nous excusons sincèrement auprès de tous les enfants et les parents qui ont été choqués», a déclaré Yuriyi Karnaukhov, directeur artistique. Ce mea culpa ne convainc cependant pas les associations protectrices des animaux, qui regrettent qu'aucune loi ne protège les bêtes appartenant à des particuliers en Russie. «Le propriétaire de l'animal peut le traiter comme il veut, puisqu'il lui appartient», déplore Viktor Donzhenko, responsable d'un groupe de défense à Krasnoyarsk.

(joc)