Fusillade dans un lycée en France

20 mars 2017 20:12; Act: 20.03.2017 20:12 Print

Le psychiatre consulté par Killian n'a rien vu venir

Inquiets pour leur fils, les parents de l'ado qui a ouvert le feu jeudi dans un lycée du sud-est de la France l'avaient emmené chez un spécialiste. Celui-ci n'avait rien décelé d'inquiétant.

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Le lycée est ouvert aux élèves vendredi mais les cours reprendront uniquement lundi. (Vendredi 17 mars 2017) L'enquête se poursuit à Grasse. Une deuxième interpellation a été prononcée. (Vendredi 17 mars 2017) Le lycée Alexis de Tocqueville est désormais sécurisé. (Jeudi 16 mars 2017) L'établissement a été passé aux peignes fin afin de s'assurer qu'aucun explosif ne s'y trouve. (Jeudi 16 mars 2017) Une jeune fille est prise en charge par les pompiers après la fusillade dans son lycée. (Jeudi 16 mars 2017) Le RAID est resté sur place toute l'après-midi. (Jeudi 16 mars 2017) En tout, huit personnes ont été blessées. (Jeudi 16 mars 2017) Trois des huit blessés ont été touchés par des plombs, a annoncé le ministère de l'intérieur. (Jeudi 16 mars 2017) Le proviseur et deux élèves ont été légèrement touchés au cours de cette fusillade.(Jeudi 16 mars 2017) Tout le lycée a été évacué. (Jeudi 16 mars 2017) «Selon les premières investigations, le suspect avait consulté des vidéos de tueries de masse à l'américaine», a dit un porte-parole du ministère de l'Intérieur. (Jeudi 16 mars 2017) La fusillade a déclenché un mouvement de panique dans le lycée et des élèves se sont réfugiés dans un supermarché voisin. (Jeudi 16 mars 2017) «Tous les établissements scolaires» de la ville ont été confinés, a annoncé sur Twitter le recteur de Nice Emmanuel Ethis. (Jeudi 16 mars 2017) «Tous les établissements scolaires» de la ville ont été confinés, a annoncé sur Twitter le recteur de Nice Emmanuel Ethis. (Jeudi 16 mars 2017) L'enquête ouverte après la fusillade ne s'oriente «pas du tout» sur la voie du terrorisme selon le président de la région Paca, Christian Estrosi. (Jeudi 16 mars 2017) L'attaque a fait trois blessés. (Jeudi 16 mars 2017) Le proviseur et deux élèves ont été légèrement touchés au cours de cette fusillade. (Jeudi 16 mars 2017) Le Ministère de l'Intérieur évoque huit blessés. (Jeudi 16 mars 2017) Le suspect interpellé est un élève de 17 ans de cet établissement scolaire. Il était armé d'un fusil, de deux armes de poing et de deux grenades. (Jeudi 16 mars 2017) Le suspect paraît avoir agi seul alors que les enquêteurs avaient initialement émis l'hypothèse d'une seconde personne en fuite. (Jeudi 16 mars 2017) La fusillade a entraîné le déclenchement de l'alerte attentat. (Jeudi 16 mars 2017) Une alerte attentat est déclenchée en France après la fusillade dans un lycée de Grasse. (Jeudi 16 mars 2017) Un élève a été interpellé. Il y a au moins deux blessés. (Jeudi 16 mars 2017)

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Killian, l'adolescent de 16 ans qui a ouvert le feu jeudi dans son lycée de Grasse (sud-est), avait consulté un psychiatre, indique «Le Parisien». Ses parents s'inquiétaient de le voir s'intéresser aux armes et se sont donc tournés vers un spécialiste. «Comme tout parent responsable, ils ont fait appel à un médecin psychiatre qui a indiqué que Killian était tout à fait normal et qu'il n'y avait aucune raison de s'inquiéter», explique Me Michel Valiergue, l'avocat de la famille, sans préciser la date de cette consultation.

Rassurés par l'avis de l'expert, les parents de Killian ont pensé avoir affaire à «une crise d'adolescence». «Ce qu'ils ne comprennent pas, c'est le passage à l'acte», poursuit l'homme de loi. «Je me ferai une obligation de solliciter l'audition de cet expert par le magistrat instructeur. La réalité est là, son appréciation n'a pas été conforme à la réalité du cas de Killian», ajoute l'avocat.

Difficile retour en classe

Les parents de Killian sont, bien entendu, «effondrés». «Ils se posent énormément de questions, ils ne comprennent pas, comme beaucoup de gens. Il y a un niveau d'incompréhension dans ce dossier (...) qui nécessitera l'intervention d'experts judiciaires d'une certaine pointure pour essayer de comprendre ce passage à l'acte d'un gamin de 16 ans», conclut Me Valiergue.

Pendant ce temps, le lycée a rouvert ses portes lundi matin, dans une ambiance étrange, rapporte «Nice Matin». Trois employés du rectorat étaient postés à l'entrée de l'établissement pour demander aux élèves d'ouvrir leur sac. Des policiers étaient également présents pour veiller à ce que la rentrée se passe bien. «Ca fait juste bizarre», a glissé Mathurin, 16 ans. Certains lycéens ne cachaient pas leur appréhension à l'idée de revenir sur les lieux du drame. Une adolescente a d'ailleurs été victime d'une crise d'angoisse dimanche soir et a dû être conduite à l'hôpital.

(joc)