Belgique

16 octobre 2017 18:21; Act: 16.10.2017 20:38 Print

Louise, victime du «coup de folie» de son voisin

L'homme qui a poignardé une étudiante française retrouvée morte le 9 octobre à Liège estime avoir «cédé à un coup de sang».

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(Image prétexte) Le meurtrier présumé était en liberté conditionnelle au moment des faits. (Lundi 16 octobre 2017) (Photo: AFP)

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Le meurtrier présumé d'une étudiante française retrouvée morte à Liège (est de la Belgique) a plaidé lundi devant la justice le «coup de folie», et formulé ses «amers regrets» et «excuses» à l'intention de la famille, a indiqué son avocat Me François Dessy.

Voisin écroué

Louise Lavergne, 24 ans, originaire du Mans (ouest de la France), étudiante à la Faculté vétérinaire de Liège, avait été retrouvée morte poignardée dans son logement le 9 octobre.

Un de ses voisins d'immeuble, un homme de 54 ans déjà condamné pour des faits de viol en 2004 et 2006, selon les médias, a été interpellé dès le lendemain, en raison notamment de la présence d'une chaussette tachée de sang dans une poubelle lui appartenant.

Il a été inculpé et écroué mercredi.

«Un coup de sang»

Lundi, au bout du délai de cinq jours prévu par la loi belge, s'est tenue la première audience sur la prolongation de sa détention devant une juridiction d'instruction. A cette occasion, le meurtrier présumé «est sorti de son mutisme et de son impassibilité (...) en articulant d'amers regrets mais également en formulant des excuses, officiellement, à l'endroit de la famille de la victime», a expliqué son avocat à la chaîne publique RTBF.

«Il résume toujours son forfait, ses actes en disant qu'il a agi (...) sous l'emprise d'une sorte de coup de folie, qu'il a cédé à un coup de sang», a poursuivi Me Dessy.

«L'enquête dira si mentalement il était en état de gérer, de dominer, de résister à ses impulsions criminelles, l'attente persistante et récurrente (étant) éventuellement à l'origine du passage à l'acte», a-t-il ajouté.

Signalement en 2015

Le meurtrier présumé, qui au moment des faits était en liberté conditionnelle sous surveillance électronique, avait tenté il y a trois ans de séduire sa jeune voisine en lui faisant parvenir une lettre enflammée et en s'exhibant nu devant elle, selon plusieurs journaux.

Elle avait fait état de ce comportement déplacé en février 2015 devant un policier de Liège qui avait alors rempli «une fiche d'information», sans faire remonter le signalement au niveau judiciaire. A l'époque, le parquet aurait pu avoir accès aux antécédents de l'intéressé.

Enquête interne

Par conséquent, une enquête interne a été diligentée au sein de la police «pour faire la lumière sur ce qui été dit» par l'étudiante, a indiqué à l'AFP Catherine Collignon, porte-parole du Parquet de Liège.

«Une fiche d'information a été actée à la demande de la victime. L'information n'a pas été communiquée au parquet parce qu'il n'y pas eu de procès-verbal», a expliqué la magistrate.

(nxp/afp)