Etats-Unis

16 mai 2018 20:36; Act: 16.05.2018 20:36 Print

Sa relation avec un élève l'a-t-elle menée à la mort?

Suspendue pour avoir été trop proche d'un étudiant mineur, une enseignante de 32 ans a été criblée de balles devant chez sa mère, dimanche.

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La jeune femme de 32 ans a été victime d'un crime passionnel, selon la police. (Photo: Facebook)

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La police d'Aliquippa (Pennsylvanie) est sur les dents après le meurtre sordide d'une enseignante de 32 ans. Rachael DelTondo était allée acheter des glaces et s'était engagée dans l'allée menant au domicile de sa mère quand elle a été victime d'une rafale de tirs, dimanche. «J'ai compté six coups de feu», a rapporté un voisin. Les enquêteurs ont déclaré mardi qu'il s'agissait probablement d'un «crime passionnel» et qu'ils prendraient tout le temps nécessaire pour démasquer le meurtrier.

Le quartier a été passé au crible, les images de vidéosurveillance analysées et le matériel informatique de la victime envoyé à un laboratoire, rapporte CBS News. «Nous enquêtons sur toutes les personnes qui conduisaient à Aliquippa ce soir-là, près de la maison de la mère de cette jeune femme», a expliqué David Lozier, procureur du comté de Beaver. Les autorités refusent, pour l'heure, de dire si elles ont identifié un suspect, mais elle pensent que Rachael connaissait son agresseur et que la population n'a pas à redouter la présence en ville d'un tueur qui agirait au hasard.

Elle fricotait avec un élève mineur

La victime n'était pas une illustre inconnue pour les policiers. En février 2016, l'enseignante avait été surprise dans une voiture avec un étudiant de 17 ans. Le véhicule était arrêté et de la buée squattait les vitres. A l'époque, Rachael avait supplié les policiers de ne rien dire à son fiancé, pour «ne pas qu'il se fâche». Elle avait raconté qu'elle était en train de réconforter un élève qui n'allait pas bien. La police n'avait retenu aucune charge contre elle, malgré la découverte de SMS et de messages Snapchat laissant penser que les deux personnes entretenaient une relation.

En octobre dernier, la direction de l'école de Rachael et plusieurs médias ont reçu un e-mail anonyme contenant le rapport de police de 2016. Un mois après, l'établissement a suspendu l'enseignante et son fiancé a rompu leur engagement. «Il est regrettable que cette femme ait été piégée par un ancien rapport de police qui n'avait pas entraîné de poursuites judiciaires. C'était une vengeance personnelle contre elle à l'époque», a estimé le procureur David Lozier. Pour l'heure, on ignore si cette affaire a un quelconque lien avec la mort de la jeune femme.

(joc)