Grand Genève

19 juin 2017 20:24; Act: 19.06.2017 20:24 Print

«Les Genevois sont trop centrés sur leur nombril»

par Lucie Fehlbaum - Trois accords signés lundi contribueront à l’intégration du Grand Genève, concept qui peine à convaincre la population. Or, le Canton ne versera pas un centime.

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Le CEVA nécessite le réaménagement de la gare dAnnemasse. (Photo: DR)

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Tout le monde paie, sauf Genève. En signant, lundi à Annemasse (F), les conventions de financement de trois projets transfrontaliers, les collectivités publiques françaises et la Confédération ont mis en lumière le grand absent du Grand Genève: le canton. Sa participation est gelée depuis le refus, en votation populaire, du financement de parkings sur sol français, en mai 2014.

Pourtant, le coup d’envoi a officiellement été donné pour l’aménagement de la voie verte (axe de mobilité douce), le prolongement du tram 12 jusqu’à Annemasse et l’aménagement de la gare haut-savoyarde qui accueillera en 2019 le CEVA.

«Le plus grand chantier de notre histoire»

Président d’un Conseil d’Etat qui n’a pas mis la main à la poche, François Longchamp a pourtant réaffirmé sa volonté politique de faire aboutir ces projets. «Ceux qui critiquent le Grand Genève se tairont quand le CEVA sera inauguré. Les Genevois sont tellement centrés sur leur nombril qu’ils ne voient pas que le plus grand chantier de notre histoire commune est en cours.»

La Suisse contribue au quart des coûts annoncés lundi, soit 28,5 millions de francs. La France paiera, de son côté, 87 millions. La part helvétique provient de l’Office fédéral du développement territorial (ARE). François Longchamp rappelle que Genève participe quand même, via la rétrocession à la France des impôts des frontaliers. L’ARE, lui, a relevé «l’exemplarité de la coopération franco-valdo-genevoise. Les projets sont plus compliqués à réaliser avec l’Autriche, par exemple.»