Genève

18 août 2017 14:00; Act: 19.08.2017 14:58 Print

«Tous les avis étaient défavorables»

Les organisateurs de la descente alcoolisée du Rhône s'y sont pris trop tard pour obtenir les autorisations, explique la police.

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Photo prétexte. (Photo: Keystone/Salvatore di Nolfi)

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On en sait un peu plus sur les raisons qui ont poussé les organisateurs de la «Descente ultime du Rhône» à annuler la manifestation (voir 20 Minutes du 15 août). La police genevoise explique qu'une réunion a eu lieu entre l'un des initiateurs de la parade festive, le Service d'incendie et de secours, le Service du médecin cantonal et diverses entités des forces de l'ordre.

Une rencontre jugée nécessaire «au vu de l'appel lancé sur Facebook et des dangers engendrés par une telle descente: soit un nombre élevé de participants, la présence d'alcool voire d'autres produits illicites, la venue de mineurs, le débit du fleuve, d'éventuels chocs thermiques et les risques de noyade», indique Jean-Claude Cantiello, porte-parole.

Pas de demande d'autorisation

Les différents participants à cette réunion ont tous donné un avis défavorable en raison des risques encourus, précise le chargé de communication. Il indique qu'un préavis n'a pas été émis, «puisque aucune autorisation officielle n'a été demandée» et confirme qu'un tel sésame était nécessaire pour cet événement.

La police a estimé que les délais étaient trop courts, notamment pour la mise en oeuvre d'un concept de sécurité médicale. «Nous avons d'ailleurs conseillé à l'organisateur, de s'y prendre plus tôt, s'il y avait une prochaine fois et que nous pourrions l'aider dans les démarches à faire.»

Présence policière

Les organisateurs de la «Descente ultime du Rhône» ont donc préféré annuler et déclinent toute responsabilité. Pour autant, les forces de l'ordre annoncent qu'elles assureront une présence plus marquée que d'habitude aux abords du Rhône samedi prochain. «Nous serons là pour faire de la prévention et assurer la sécurité sur le fleuve. La manifestation n'ayant pas obtenu d'autorisation, tout participant s'expose à une contravention», prévient Jean-Claude Cantiello, porte-parole.

(mpo)