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04 novembre 2007 23:00; Act: 04.11.2007 22:06 Print
Des communes partent en guerre contre la violence
Quatorze mairies du canton de Genève vont réclamer à l’Etat plus de présence policière.
La plus grande discrétion entoure le projet. Une lettre de deux pages circule en ce moment dans quatorze mairies de la Champagne. Son but: réclamer plus de présence policière préventive dans les zones sensibles. Une fois le consensus trouvé, elle sera envoyée à Laurent Moutinot, conseiller d’Etat en charge des Institutions. Un des instigateurs de cette mobilisation générale n’est autre que Gilbert Vonlanthen, conseiller administratif de Bernex Pour l’heure, il se refuse à tout commentaire. Seul l’Onésien René Longet, excédé par la banalisation de la violence et des incivilités dans «sa» ville de 17 000 habitants, en parle ouvertement. «J’ai signé le document le 6 octobre. Si rien n’est encore officiel, c’est que des communes ont demandé des précisions, explique le socialiste. La plus grande difficulté, c’est que nous ne tolérons pas les actes de violence, mais que la réponse ne dépend pas de nous.» Elle dépend de la gendarmerie, qui vient de déménager d’Onex à Lancy. Du coup, les Onésiens se sentent un peu abandonnés. «A peine 750 m séparent l’ancien poste, devenu trop exigu, du nouveau, nuance Philippe Cosandey, porte-parole de la police. Son effectif est de 46 hommes. Il couvre les 14 communes de la Champagne. Soit une population de près de 80 000 âmes!» Visiblement insuffisant pour des collectivités inquiètes mais pas résignées.
Giancarlo Mariani























