Genève

18 novembre 2017 11:13; Act: 18.11.2017 11:30 Print

L'Uni s'active contre le harcèlement sexuel

Après un rapport qualifié d'«électrochoc» il y a un an sur le harcèlement dans l'établissement, une commission avait été lancée.

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Le recteur Yves Flückiger s'est exprimé dans la presse, samedi. (Photo: Keystone)

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L'Université de Genève s'active pour lutter contre le harcèlement sexuel. Un guide doit aider les victimes, les témoins et les responsables à réagir et deux psychologues externes animeront un groupe de conseil.

«Cela n'a rien à voir avec l'actualité» liée à l'affaire du producteur de cinéma américain Harvey Weinstein, souligne dans un entretien publié samedi la Tribune de Genève le recteur Yves Flückiger. Après un rapport qualifié d'«électrochoc» il y a un an sur le harcèlement dans l'établissement, une commission avait été lancée.

Des chercheurs sont notamment partis en raison de problèmes. «C'est inacceptable», relève le recteur. Une personne a par ailleurs refusé de témoigner après avoir signalé le comportement inadapté d'un professeur à l'égard d'un tiers.

Face à ces situations, l'actuel groupe de médiation ne suffit pas, «sans doute» parce qu'il est interne, conclut Yves Flückiger. Le nouveau dispositif devrait garantir l'anonymat grâce aux deux psychologues qui oeuvrent aussi pour les Hôpitaux universitaires genevois (HUG). Il devrait surtout permettre davantage d'activer une médiation ou une enquête administrative, voire une plainte pénale dans les cas les plus graves.

Plusieurs mesures prévues

«Il y a surtout des gens qui dérapent», précise de son côté la directrice pour l'égalité à l'Université de Genève Brigitte Mantilleri. Yves Flückiger souligne encore que l'institution annoncera publiquement dans quelques mois combien de plaintes ont été déposées dans le cadre du nouveau dispositif.

Il pourrait également à l'avenir prendre en compte le comportement d'un professeur lors des renouvellements de poste. «Il faut agir vite» lors de cas graves, sans attendre le résultat d'une plainte, ajoute-t-il.

Il admet aussi que l'objectif de 40% de nouvelles professeures n'est pas atteint. Le taux s'établit à 20% de professeures ordinaires, 34% d'assistantes et 37% d'associées. «On avance», conclut encore le recteur. Au rectorat également, pour cinq hommes ne figure qu'une femme. Un regret pour Yves Flückiger.

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • Témoin anonyme le 18.11.2017 15:26 Report dénoncer ce commentaire

    Tolérance zéro, mon oeil !

    C'est du blabla pour faire bien, du jet de poudre de perlimpimpin ! J'ai connaissance de plusieurs cas de harcèlement psychologique et moral notamment en fac de sciences de l'éducation et dans l'institut de formation des enseignants. Les harcelé-e-s (oui, il n'y a pas que des femmes) sont licencié-e-s ou poussé-e-s à bout jusqu'à leur choix de démissionner et, les harceleurs-euses (oui, il n'y a pas que des hommes) toujours en place, protégés par ceux qui veulent faire croire à la tolérance zéro.

  • Géhel le 18.11.2017 13:58 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Clairvoyance

    On libère la parole... cest bien, mais il faudra aussi apprendre à identifier et éviter les calomnies motivées par les susceptibilités dun puritanisme extrême, les jalousies, le désir de vengeance, voire des problèmes dordre psychiques. Les conséquences peuvent en être, elles aussi, extrêmement graves. Ce sera un long travail, difficile, nécessaire.

  • Témoin le 18.11.2017 17:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Effet miroir

    Comme à l'était de Vaud, ils ont mis en place le Groupe Impact qui nie toute forme de harcèlement au sein de l'Etat. Que font-ils? Ils font licencier les victimes, exemples récents au CHUV, à l'Institut de génomique... Leur argument? L'effet miroir, ce sont les victimes qui feraient du harcèlement contre leur chef.

Les derniers commentaires

  • Pierre Roche le 21.11.2017 10:07 Report dénoncer ce commentaire

    Pas jo jo...

    Le problème avec ce genre de campagne, c'est que bien souvent, ca n'a aucun impact sur les "vrais" harceleurs". par contre ca met une fois de plus à mal la "communication homme-femme"... Franchement, je plains les mecs de cette génération et celle à venir. Ils ne pourront plus rien dire sans prendre le risque d'une mauvaise interprétation et se retourné contre eux... Faudra encore plus faire gaffe à ne surtout par regarder ces demoiselles (qui nous ferons une déprime à se demander pourquoi elles sont transparentes aux yeux des mecs), etc... triste société..

    • Charles le 07.12.2017 14:23 Report dénoncer ce commentaire

      @Pierre Roche

      On parle de harcèlement sexuel, agressions et viols et il faut toujours qu'il y en ait un qui se la ramène pour parler de "péjoration de la communication homme-femme" et plaindre ces pauvres hommes qui ne peuvent plus faire de compliment ou draguer ! Oui parce que le plus important, c'est ça bien sûr, et pas les victimes (femmes ou hommes) ! Mais si vous n'arrivez pas à faire la différence entre drague (qui se fait à deux) et harcèlement, évitez tout simplement !

  • Fred Freud le 19.11.2017 21:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Et les autres?

    Lausanne devrait aussi se lancer et nettoyer les rangs des "psychologues"!

  • Rosalba le 19.11.2017 14:34 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Noir cest gris

    Lun nest pas noir et lautre blanc, tout le monde est gris. Certains comportements de la gente féminine lors de soirées sont limites limites.

    • Limites le 19.11.2017 17:25 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Rosalba

      Daccord. Jai lu ça dans un livre soyez un exemple et non pas une critique.

    • Juliette le 07.12.2017 14:24 Report dénoncer ce commentaire

      @Rosalba

      Oui, et ?

  • Kirk le 19.11.2017 10:19 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Linge sale

    On aimerait maintenant que toutes les étudiantes ou étudiants qui ont été contraints de faire choses inadéquates pour passer un examen ou lannée sortent du bois et dénoncent puisquon en est là . Autant laver le linge sale .....

  • Robert GINGOLPH le 18.11.2017 23:45 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Suicide cadre Unimail. Étouffé?

    Pourquoi lUNIGE nen parle pas du cas du suicide dun homme qui a eu cet été ? Vraisemblablement il appartenait au corps enseignant et il sest suicidé en sautant depuis le 7ème étage dUNIMAIL. Affaire bien étouffé.

    • Vincent le 19.11.2017 21:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Robert GINGOLPH

      Parce que la mort ne vend pas. Alors que le sexe et la violence...