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Ecole (VD/GE)
07 février 2010 22:44; Act: 07.02.2010 23:28 Print
Les citadins profiteraient d’un meilleur appui scolaire
par Maria Pineiro - Le nombre d’heures de soutien serait trois fois moindre à la campagne. Genève et Vaud reconnaissent des disparités entre les établissements.
Les élèves des écoles primaires des cités et des campagnes ne sont pas logés à la même enseigne. C’est ce qu’affirme sur son blog le Genevois André Duval, membre de l’Association refaire l’école (ARLE). Il écrit qu’en ville, un enfant en difficulté bénéficie de 1 h 30 de cours d’appui hebdomadaires, contre une demi-heure en campagne.
«Ce n’est pas parce qu’on habite dans un quartier privilégié qu’on doit avoir plus d’heures d’appui, estime-t-il. Il faut plus d’enseignants chargés du soutien pédagogique. Avec moins de directeurs, on arriverait à créer 50 postes d’appui.»
Olivier Baud, président de la Société pédagogique genevoise, admet des disparités dans les systèmes de soutien. Pourtant, il considère que c’est sur un meilleur taux d’encadrement des élèves qu’il faut insister, plutôt que sur l’appui en tant que tel. «Chaque établissement met en place ses stratégies afin de combattre l’échec scolaire et s’organise de manière autonome», explique Danièle Jeanrenaud Dokic. Selon la directrice générale de l’enseignement primaire genevois, parler en nombre d’heures n’a pas de sens.
Même constat dans le canton voisin. Jacques Daniélou, président de la Société pédagogique vaudoise, explique lui aussi que la disparité est due à l’autonomie des écoles. Mais il pousse la critique plus loin. «Quand un système multiplie les types d’appuis, il faut se poser la question de la pertinence de ce système.»























