Genève

19 juillet 2017 10:38; Act: 19.07.2017 11:04 Print

La mise en service du CEVA fin 2019 menacée

Après six ans et demi de travaux, des oppositions pourraient retarder la mise en service de la liaison ferroviaire qui reliera Cornavin à Annemasse (F).

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Le percement du tunnel de Champel dans le cadre du chantier du CEVA. (Photo: Keystone)

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A Genève, le chantier de la liaison ferroviaire qui reliera Cornavin à Annemasse (F), le CEVA, n'est pas un long fleuve tranquille. Après six ans et demi de travaux, des oppositions menacent la mise en service prévue pour décembre 2019. Et d'autres pourraient survenir.

Du côté de la direction du projet CEVA, le ton se veut toutefois plutôt rassurant. «Le délai de décembre 2019 est pour l'instant possible, mais ces oppositions restent effectivement une menace», a expliqué à l'ats Davide Calderara, directeur adjoint du projet CEVA.

Avec la mise à l'enquête des mesures de protection contre les vibrations et le bruit, secteur par secteur, neuf oppositions ont été formulées par des riverains mécontents auprès de l'Office fédéral des transports (OFT). Quatre d'entre elles concernent les secteurs depuis Théodore-Weber jusqu'à la frontière. Cinq se sont ajoutées dans le secteur de Pinchat.

Etant donné que les procédures sont en cours, l'OFT ne précise pas si des séances de conciliation ont eu lieu. Nicolas Wisard, un des avocats qui représente des riverains, précise qu'une rencontre a eu lieu directement entre les parties. A ce stade, impossible de savoir si les oppositions pourraient être retirées.

Aléa juridique

D'autres oppositions pourraient également être formulées. En effet, il manque encore trois mises à l'enquête publique dans les secteurs du Val d'Arve et de Champel. A chaque fois, la procédure est la même: l'OFT doit rendre sa décision, qui peut être contestée devant le Tribunal administratif fédéral (TAF) et en dernière instance devant le Tribunal fédéral.

Le chantier genevois du siècle, comme le qualifie souvent le Conseil d'Etat, n'en est pas à son premier aléa juridique. Les travaux avaient longtemps été bloqués par une soixantaine de recours d'opposants au tracé. Les derniers avaient été rejetés en mars 2012. Il s'agissait déjà de mesures de protection contre les vibrations et le bruit solidien.

Facture salée

Le premier coup de pioche a été donné en novembre 2011. Le percement du tunnel de Champel en juin a marqué la fin de l'excavation des dix kilomètres de parcours souterrain du CEVA. Au total, 80% du chantier genevois du RER transfrontalier a été réalisé. La direction du projet attend désormais l'autorisation pour la pose des rails. La pose de la dalle flottante aux Eaux-Vives sera aussi cruciale.

La facture finale risque d'être plus salée que prévu en raison notamment des oppositions. Fin mars, la prévision des coûts finaux s'élevait à 1,620 milliard de francs. En 2009, le coût du projet était évalué à 1,567 milliard. La mise en service était initialement prévue fin 2017, mais des difficultés rencontrées lors du percement du tunnel de Champel avaient repoussé l'échéance à fin 2019.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • 1225 chêne bourg le 19.07.2017 11:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    super...

    Tous le monde va encore se déchaîner sur les frontaliers et l'inutilité du CEVA, en attendant je suis Genevois habitant à chêne bourg et je suis impatient de pouvoir l'utiliser. Alors oui ça a fait et fait toujours un peu de bruit a côté de chez moi avec les travaux mais en même temps a Genève des travaux y'en a partout, mais rien que pouvoir me rendre de chez moi à cornavin pour ensuite aller au boulot va me faire gagner des heures de liberté et esquiver les embouteillage (qui même en tram + bus font perdre du temps). Plus qu'à voir le prix du billet /abonnement. En attendant ceux qui sr plaignent du budget, sachez que c'est ceux qui bloquent le projet qui augmentent la facture. Autant cela peut êtres justifié dans certains cas, autant certain se plaignent juste pour négocier des compensations, car a la fin le chantier finira, juste que les gens veulent profiter jusqu'au bout... Et à ceux là qui prennent le reste des gens en otages j'espère au moins que ça vaille le coup de faire perdre du temps.

  • Jean Decarouge le 19.07.2017 15:13 Report dénoncer ce commentaire

    Comment

    une des villes les plus riches du monde n' est pas foutue de mener a bien un projet. Quand on voit le temps mis pour une malheureuse ligne de tram. C' est pareil pour les quais, rive ou plaimpalais.

  • Denise B. le 19.07.2017 11:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Intérêt général, ou ?

    Sans les avocats tout irai mieux. ils sont là pour emplifier les choses pour le fric sans penser vraiment au sujet et "clients". A Paris ils n'auraient jamais pu construire les RER à ce rythme.

Les derniers commentaires

  • Fan de train! le 23.07.2017 12:11 Report dénoncer ce commentaire

    Et si on parlait du matériel roulant!

    Et si on parlait du matériel roulant! Là aussi c'est la bagarre et là aussi il y aura du retard, beaucoup de retard! Tout le monde veut construire les rames, tout le monde veut s'occuper de la maintenance! Un futur beau petchi!

  • Le Grisonnais le 21.07.2017 11:42 Report dénoncer ce commentaire

    CEVA efficace svp !

    Le CEVA sera utile à tous ceux et celles qui auront l'opportunité d'avoir accès à une station proches (domicile professionnel et privé), les autres ne seront pas concernés ! Je pense qu'à l'avenir, il faudra construire d'autres stations intermédiaires et de nouvelles directions pour rendre l'efficacité optimum (Genevois et frontaliers).

    • Passe-futur le 21.07.2017 13:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Le Grisonnais

      Vous parlez d'un métro là, pas d'un train ... malheureusement la vision de nos politiques c'est arrêtée avec un projet de 1912 au lieu de regarder vers l'avenir ...

  • Grinjean Cliston le 20.07.2017 13:15 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Se faire de l'argent plus facilement

    De toute façon c'est purement économique c'est pour soutirer de l'argent et de faire de la plus-value sur les travaux avec le retard.

  • relou le 20.07.2017 11:01 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    faille San Andreas

    le plus gros gouffre à fric de l'histoire de Genève !!!

  • Whynot le 20.07.2017 09:25 Report dénoncer ce commentaire

    Synthèse et question ?

    A la lecture des divers articles et interviews, la majorité des riverains souhaitent le respect des normes telles que présentées par le CEVA lors de la validation des plans, soit des dalles de haute performance afin de limiter les nuisances (vibrations/bruits solidiens). Pour rappel, des milliers d'habitations sont prévus le long des cette ligne. De plus, dans certains quartiers, les impacts des études étaient trop favorable par rapport aux tests fait sur place. Dès lors, pourquoi faire machine arrière aujourd'hui avec des normes plus basses et ainsi ouvrir la voie aux recours ?